PRISME travaille à la réalisation de deux bases de données bibliographiques : La première, Sciences et Action Sociales, constitue la base mutualisée du réseau. La deuxième, Thesis, est dédiée à la sélection et à l'indexation de thèses en travail social. Elle est le fruit d'un partenariat avec le CNAM-CDFT.
Paru dans la revue Diversité, n° 207, décembre 2025, pp. 139-150.
Mots clés : Ecole-Enseignement, Citoyenneté, Socialisation, Enfant, Parentalité, Relation adulte-enfant
Cet article s’appuie sur la notion de « démocratie comme mode de vie » de John Dewey pour soutenir que les relations quotidiennes entre adultes et enfants – que ce soit en famille ou à l’école – participent au processus de socialisation politique des enfants. Le texte s’appuie sur plusieurs études existantes mettant en avant l’importance des relations démocratiques au sein de la famille et de l’école pour le développement du sentiment de compétence et d’efficacité politiques chez les enfants et les jeunes. En particulier, il défend l’idée que le regard que les adultes portent sur les enfants, et la place qu’ils accordent à leur voix, peuvent avoir un impact socialisateur sur la façon dont ils peuvent apprendre, ou non, les principes démocratiques au jour le jour.
L'éducation est une affaire hautement politique. Elle est très régulièrement convoquée par le politique avec l’ambition de créer du commun, de réparer les divisions et de panser les fractures. Avec ce numéro, nous souhaitons ouvrir le débat et interroger l’actualité de cette relation complexe et réciproque entre éducation et politique.
Éditorial :
- Toute éducation est politique ! / Hugues Draelants et Régis Guyon
Entretiens d'ouverture :
- Nous aurions intérêt à dire ce que nous pouvons exiger de l’école à condition de ne pas tout en attendre pour ne rien en exiger » / François Dubet, Hugues Draelants et Régis Guyon
- Apprendre la complexité des décisions collectives pour s’initier au politique / Philippe Urfalino et Régis Guyon
- « S’interroger ensemble sur nos privilèges » / Arnaud Hoedt et Régis Guyon
Dossier :
1. Les choix politiques pour l’éducation
2. Socialisation politique et formes d’engagement
3. Les apprentissages politiques des jeunes
Article de J. Moussaoui, B. Oneib, F. El Ghazouani
Paru dans la revue Neuropsychiatrie de l'enfance et de l'adolescence, vol. 73, n° 8, décembre 2025, pp. pp. 453-456.
Mots clés : Hallucination, Enfant, Psychose, Anxiété, Schizophrénie
Les hallucinations de l’enfant constituent fréquemment un sujet de débat animés. Il s’agit de symptômes fréquents en consultation de pédopsychiatrie qu’il est important de desceller rapidement. Survenant souvent dans un contexte de dissociation, anxieux ou post-traumatique, elles sont souvent résolutives sans recourir à un traitement pharmacologique. Une étiologie non psychiatrique ou psychotique doit impérativement être éliminée car son pronostic peut être réservé. Nous rapportons le cas d’un enfant de cinq ans présentant des hallucinations visuelles et auditives en exposant notre démarche diagnostique afin d’alimenter le débat autour de la limite de la psychose infantile quant aux hallucinations.. [Présentation de l'éditeur]
Dans une perspective à la fois clinique et systémique, cet article présente une recherche-action portant sur l’évaluation d’un dispositif de groupe de soutien à l’attention de frères et sœurs d’enfants porteurs de troubles du spectre de l’autisme (avec ou sans déficience intellectuelle). Associant chercheurs et praticiens, ce dispositif a été structuré selon des critères précis tenant compte des besoins identifiés auprès des frères et sœurs, et a été modulé en fonction des processus psychologiques observés dans la dynamique du groupe de soutien. Mis en œuvre pendant une durée de 3 ans dans un centre ressources autisme en France, il comprend deux groupes d’âges d’enfants de 5 à 11 ans et d’adolescents âgés de 12 à 17 ans qui ont bénéficié de regroupements mensuels animés par deux psychologues cliniciennes. [Présentation de l'éditeur]
Paru dans la revue Forum, n° 175, 2-2025, pp. 9-20.
Mots clés : Travail social : Métiers, Enfance en danger-Protection de l’enfance, Mineur non accompagné, Jeune majeur, Témoignage, Réel, Accompagnement, Accueil, ASE, MECS, Éducation spécialisée, Prise en charge, Interculturel, Santé mentale, Immigration
Ce texte est le témoignage d’une expérience professionnelle accomplie auprès de mineurs non accompagnés et de jeunes majeurs ex‐MNA, accueillis, au titre de la protection de l’enfance, au sein de deux services éducatifs, spécifiques à ce « public ». Il est le récit de l’affaissement progressif de l’idéal ayant fortement prévalu à l’ouverture des services, comme un passage nécessaire, même si parfois doulou¬reux, avant de prendre en charge l’inattendu et le réel des réalités singulières de ces jeunes d’une part, faire face aux soubresauts plus institutionnels d’autre part. Ce faisant, à reprendre cette aventure, par bribes de souvenir, s’interroge pour l’autrice, la question de l’adolescence et de ce qui fait « étoffe » dans la relation avec ces jeunes accueillis.
Paru dans la revue Forum, n° 175, 2-2025, pp. 65-71.
Mots clés : Immigration-Interculturalité, Langue étrangère, Migration, Intégration, Apprentissage, Contrainte, Acculturation, Certification, Administration, Discrimination, Travail
Dans cet article, nous proposons une déconstruction des principes qui régissent la mise en place des formations et certifications en Françaislangue étrangère (FLE) imposées aux migrants. Présentées comme des clefs utiles à leur intégration dans leur nouvelle société d’accueil, celles‐ci sont souvent vécues comme des contraintes imposées par un système politique qui perpétue l’imaginaire de l’assimilation. En ce sens, du point de vue de l’administration, ces certifications constitueraient une barrière normative pour freiner et contrôler l’installation des migrants en France tandis que du point de vue des migrants, elles seraient des freins institutionnels à une intégration sereine.
Paru dans la revue Forum, n° 175, 2-2025, pp. 49-64.
Mots clés : Travail social : Métiers, Immigration-Interculturalité, Femme, Immigré, Prostitution, Squat, Précarité, Stratégie, Violence, SDF, Conditions de vie, Accompagnement social, Accueil d'urgence, Vulnérabilité, Abus sexuel, Exclusion sociale, Santé, Illégalité
Depuis quarante ans, la réglementation en matière d’accueil des personnes étrangères s’est durcie, précarisant davantage les femmes migrantes en situation irrégulière. Elles subissent une triple stigmatisation liée à leur statut administratif, à l’absence de logement et au manque de ressources. Écartées ou méfiantes vis‐à‐vis des dispositifs d’hébergement, certaines trouvent refuge dans des squats, les rendant invisibles pour les services sociaux. Cette recherche, menée sur le territoire de Marseille, s’intéresse aux stratégies de survie qu’elles développent dans ce contexte, en questionnant leur lien à la communauté, aux institutions sociales, et aux ressources disponibles. Ces femmes oscillent entre pratiques de contournement, insertion sociale et formes de déviance, toujours à la recherche de leurs droits et d’une certaine indépendance.
Paru dans la revue Forum, n° 175, 2-2025, pp. 33-48.
Mots clés : Travail social : Métiers, Immigration-Interculturalité, Relation travailleur social-usager, Récit de vie, Intervention sociale, Relation d'aide, Soutien psychologique, Éthique, Pratique professionnelle, Réfugié, Santé, Affectivité, Écoute, Violence, Santé mentale
Cette contribution, qui émane d’une enquête ethnographique, propose de décrire quelques épreuves pratiques et éthiques qui se posent à des travailleurs sociaux et aux personnes migrantes qu’ils accompagnent, engagés dans des dynamiques du proche. Nous aborderons cette dynamique de rapprochement et ses effets, principalement (mais pas exclusivement) du point de vue des travailleurs sociaux, au prisme du récit. Dans ce contexte, le dévoilement du récit par les migrants et l’écoute des travailleurs sociaux deviennent des pratiques à fort enjeu pour la construction du lien et de la relation d’aide. Très souvent étudié sous l’angle de la demande d’asile et lors de consultations psychologiques, cet article propose un autre regard sur le récit, cette fois‐ci dans le contexte de l’intervention sociale. En filigrane, l’article questionne la place et le rôle des travailleurs sociaux dans le soutien à la santé mentale des personnes migrantes.
Cette étude de cas auprès de l’association Suisse UNI‐SPORT, proposant des activités physiques en faveur de l’accueil des migrants, comportait deux objectifs : (1) rendre compte de la philosophie politique incarnée par l’association (Puech et al., 2021) ; et (2) saisir, sous l’angle de la sociologie dispositionnaliste (Lahire, 1998 ; 2006), les contraintes normatives (Whiston, 1979) auxquelles sont soumis les éducateurs dans le cadre de leur activité, en fonction des dispositions acquises au cours de leurs parcours sportif personnel et professionnel, et la manière dont elles impactent leurs pratiques de terrain. Pour cela, nous avons mené des entretiens semi‐directifs avec quatre dirigeants et six éducateurs de l’association. Nous avons également réalisé des observations participantes au cours de séances menées par les intervenants. L’analyse a révélé un positionnement ambivalent de l’association, oscillant entre volonté de favoriser l’intégration sociale et professionnelle des migrants en répondant ainsi aux attentes institutionnelles, et promotion d’un sport hédonique, émancipateur et accessible à tous, reflet d’un modèle sportif alternatif. Concernant les éducateurs, bien qu’ils expriment dans le discours leur accord avec les objectifs de l’association, leurs expériences sportives personnelles et professionnelles semblent avoir un impact majeur dans le contexte de leurs interventions. L’utilisation du sport – et des valeurs qui lui sont associées – dans le cadre de l’accueil des migrants, ne se trouve donc pas en totale adéquation avec la promotion qu’en fait l’association.
Paru dans la revue L'Autre, vol. 26, n° 2, mai-juillet 2025, pp. 193-203.
Mots clés : Immigration-Interculturalité, Terrorisme, Exil, Mineur non accompagné, Mineur isolé étranger, Relation enfant-parents, Relation familiale, Afghanistan
Suite à des décennies de conflits, la migration en tant que stratégie de survie s’inscrit dans le paysage socioculturel du peuple afghan qui constitue aujourd’hui l’une des plus grandes communautés déplacées dans le monde. Ainsi, et notamment depuis la prise de pouvoir des talibans, un nombre croissant de mineurs afghans entreprennent la route périlleuse vers l’Europe afin d’y sécuriser leur avenir et celui de leurs proches.