PRISME travaille à la réalisation de deux bases de données bibliographiques : La première, Sciences et Action Sociales, constitue la base mutualisée du réseau. La deuxième, Thesis, est dédiée à la sélection et à l'indexation de thèses en travail social. Elle est le fruit d'un partenariat avec le CNAM-CDFT.
Paru dans la revue Direction(s), n° 250, mars 2026, pp. 18-20.
Mots clés : Santé mentale-Souffrance psychique, Psychiatrie, Santé mentale, Handicap psychique, Précarité, Pauvreté, Discrimination, Prise en charge, Relation travailleur social-usager, Centre d'accueil pour demandeurs d'asile, Moselle, Freyming-Melerbach, Forbach
Rattachée au centre hospitalier spécialisé de Sarreguemines, l'équipe mobile psychiatrie précarité (EMPP) sillonne depuis plus de dix ans le nord-est du département pour prendre en charge les troubles psychiques des personnes précaires. Un soutien devenu essentiel pour les travailleurs sociaux.
Article de Olivier Douville, Ivy Daure, Yara Doumit Naufal, et al.
Paru dans la revue Le Journal des psychologues, n° 420, janvier-février 2026, pp. 22-58.
Mots clés : Santé mentale-Souffrance psychique, Guerre, Traumatisme, Psychopathologie, Mécanisme de défense, Famille, Peur, Deuil, Séparation, Parentification, Soutien psychologique, Exil, Acculturation, Écoute, Rencontre, Culpabilité, Solidarité, Silence, Ukraine, Liban, Palestine, France
Qu’il y ait des conflits armés, conventionnels ou non, menés par différents pays devient une banalité. Qui plus est, l’insistance des guerres civiles, des meurtres en masse de populations civiles et d’attaques terroristes fait une bonne part de notre actualité. Des territoires envahis, des peuples décimés, des vies anéanties, des déplacés… comment les tragédies de la guerre peuvent-elles laisser place à la reconstruction, à la restauration de soi, de la vie, de l’espoir, de la dignité ? Quelle est alors la place du psychologue quand l’horreur n’a pas cessé et-ou que les traumatismes de la guerre sidèrent et accablent des générations entières ? Quelles sont les modalités concrètes de ses interventions auprès des populations touchées par les conflits guerriers ? Quels dispositifs sont inventés et mis en place ? Quelle est leur pertinence ?
Seront alors considérées, à partir de situations de traumatismes de guerre, les notions de sortie de trauma et de survivance. Des témoignages et des élaborations cliniques concerneront ici des situations géopolitiques différentes (Ukraine, Proche-Orient, Colombie, etc.).
Ce dossier fait place à ces psychologues « sous la guerre » qui mènent un combat à contre-sens de la destruction. Que nous apprennent-ils des logiques de reconstruction de la vie psychique, dans un monde où peut refleurir le désir de vie dans un lien social reconstruit ?
Sommaire du dossier :
- La guerre, et après ? / Douville Olivier
- Faire famille sous les bombes : une résistance intime et symbolique / Doumit Naufal Yara
- L’entraide collégiale en situation de guerre. Un espace de soutien existentiel / Winkler Christina
- Le visage de l’exil ukrainien : entre espoir et réalité / Ugrium Sergii et Canter Anna
- La clinique palestinienne en temps de guerre : silence et musellement / Qossoqsi Mustafa
- Une clinicienne et ses guerres : hic et nunc et quelques détours / Roelens Tania
Paru dans la revue Actualités sociales hebdomadaires ASH, n° 3335, février 2026, p. 12-16.
Mots clés : Immigration-Interculturalité, Santé mentale-Souffrance psychique, Accueil de jour, Répit, Immigration, Prévention, Santé mentale, Parole, Pair aidant, LYON
Dans le 3e arrondissement de Lyon, l'Espace est une structure dédiée au soutien psychosocial des personnes migrantes. Un dispositif à l'interstice du soin et de l'accueil ou les professionnels s'appuient sur le lien social et la pair-aidance pour faire de la prévention en santé mentale.
La santé mentale est devenue depuis la crise sanitaire un sujet qui soulève beaucoup d’intérêt et de questionnement. Pour cause, elle touche tout type de population et de catégorie socioprofessionnelle et notamment les enfants. Plusieurs chercheurs s’intéressent au lien entre la dépression, l’anxiété et l’impact des carences nutritionnelles et micronutritionnelles sur le plan cérébral et du microbiote intestinal.
Sociologue de la souffrance psychique, Alain Ehrenberg explore depuis trente ans les liens entre autonomie, dépression et société. Dans l'Enfant qui inquiète, il analyse comment nos idéaux d'émancipation redessinent l'enfance, la parentalité et la santé mentale.
Psychiatre en milieu carcéral depuis dix-sept ans, Caroline de Charette a lancé à Nantes l'équipe mobile transactionnelle (Emot) pour accompagner les détenus souffrant de troubles psychiques à leur sortie de prison. Portrait d'une praticienne engagée.
Paru dans la revue Vie sociale et traitements VST, n° 168, 4e trimestre 2025, pp. 84-92.
Mots clés : Santé mentale-Souffrance psychique, Psychothérapie institutionnelle, Jeune, Jeune en difficulté, Autogestion, Insertion professionnelle, Marginalité, Strasbourg
Cet article présente un dispositif d'aide à l'insertion destiné à des jeunes en rupture sociale (NEET'S), appuyé sur la psychothérapie institutionnelle.
JAMES est un projet strasbourgeois d'accompagnement visant à remobiliser des jeunes NEETs (Not in Employment, Education or Training) de 16 à 29 ans, sans emploi, formation ou études. Porté initialement par l'École supérieure européenne de l'intervention sociale (ESEIS), il est aujourd'hui maintenu à la maison des adolescents de Strasbourg. Pour en comprendre le fonctionnement, attardons-nous sur les premiers temps du processus de création du dispositif, cet "arrière-pays" dont parlerait Jean Oury.
Qu'est-ce qui se joue quand un patient accueille la parole d'un autre patient ? À la Chesnaie, un terme est apparu : la co-soignance. Il évoque le soin prodigué entre pensionnaires, voire des pensionnaires aux soignants. Ainsi conçue, la co-soignance se distingue de la pair-aidance, qui reproduit la dimension hiérarchique et univoque de la relation soignant-soigné. Il nous semble vital de nous pencher sur l'entraide, la solidarité, l'horizontalité qui émergent entre personnes institutionnalisées ou plus généralement marginalisées. Ces pratiques vectrices d'émancipations remettent en question les rapports sociaux. Il s'agit de mener l'enquête… D'où vient cette notion ? Quand pouvons-nous témoigner de situations où l'on s'est senti co-soignant, co-soigné ? Au croisement des métiers et des rôles : comment médecins, éducs, infirmiers, psychologues et surtout patients discutent-ils cette notion ? Existe-t-il des lieux plus propices à l'émergence de la co-soignance ? Qu'est-ce qui s'y joue ? Comment rendre la co-soignance opérante dans une optique transformatrice, émancipatrice ?
Sommaire :
Introduction / Emmanuel Mie
Petite revue de littérature / Gwenvael Loarer
Le terreau de la co-soignance / Corentin Barrier
Le Train Vert, un train qui roule bien / Céline Girault
La pseudo-soignance / Emmy Cataïfé
De La Borde à La Chesnaie : paroles partagées
Enquête sur la co-soignance /Anne Queffelec, Léa Rousselet
La co-soignance / Anne Queffelec
Témoignage d'un Labordien (Y BM)
Pensionnaire et co-soignant à La Chesnaie / Daniel Lecocq
Des savoirs invisibles à reconnaître ? / Patrick Batut
Le théâtre au choeur / Coraline Clément
A La Lisière : un café-épicerie associatif à l'intention soignante / Kara
Par-delà nos frontières / Emmanuel Mie
Le Réseau français sur l'entente de voix : soutien, entraide et vision sociétale / Magali Lavirotte
Pair-aidance, ou l'entraide de la parité expérientielle / Magali Lavirotte
De la rencontre comme suppléance : une praxis "en marge", hors de l'institution / Ludivine Richaud, Valentine Prouvez
Paru dans la revue Santé mentale, n° 303, Décembre 2025, p. 12.
Mots clés : Santé mentale-Souffrance psychique, CMP, Établissement social et médicosocial, Viol, Emprise, Traumatisme, Relation d'aide, Soin, Infirmier psychiatrique, Rencontre, Écoute
A 50 ans, Madame Parker a le sentiment de "ne pas avancer dans sa vie..." Elle rapporte un viol dont elle a été victime et plusieurs relations amoureuses toxiques. Comment l'aider ?
Paru dans la revue Santé mentale, n° 303, Décembre 2025, pp. 14-19.
Mots clés : Santé mentale-Souffrance psychique, Deuil, Nourrisson, Mort, Photographie, Mémoire, Histoire familiale, Naissance, Mort-né, Mort subite du nourrisson, Périnatalité, Pathologie périnatale, Accompagnement, Soin
Photographier le nouveau-né décédé contribue à soutenir les familles dans l’épreuve. Aujourd’hui recommandée mais peu connue, cette pratique permet notamment d’inscrire le tout-petit dans la mémoire familiale.