Rechercher un article, un ouvrage, une thèse

PRISME travaille à la réalisation de deux bases de données bibliographiques : La première, Sciences et Action Sociales, constitue la base mutualisée du réseau. La deuxième, Thesis, est dédiée à la sélection et à l'indexation de thèses en travail social. Elle est le fruit d'un partenariat avec le CNAM-CDFT.

Réponses 1 à 10 sur un total de 8898

Votre recherche : *

Personnes agées : de la protection à l'accompagnement

Article de Georges Arbuz, Alain Grimfield

Paru dans la revue Actualités sociales hebdomadaires ASH, n° 3057, 20 avril 2018, pp. 36-37.

Mots clés : Travail social : Établissements, EHPAD, Pratique professionnelle, Accompagnement, Relation travailleur social-usager

Georges Arbuz, anthropologue, président de l’association La vie devant nous, et Alain Grimfeld, médecin, professeur honoraire à l’université Pierre-et-Marie-Curie, démontrent comment les établissements pour personnes âgées sont passés du statut de lieux d’accueil à celui de lieux d’accompagnement. Malgré le contexte actuel difficile, les EHPAD représentent une évolution historique majeure.

Gestion des consommations, gestion de l’information : la régulation familiale de l’usage des psychotropes chez les jeunes

Article de Ludovic Gaussot, Nicolas Palierne

Paru dans la revue Agora, n° 84, 2020 [1], pp. 23-39.

Mots clés : Santé mentale-Souffrance psychique, Enfance-Famille, Relation familiale, Relation enfant-parents, Accompagnement, Autonomie, Jeune, Vie privée, Consommation, Psychotrope, Non-dit, Mensonge

Cet article étudie les relations familiales autour de la gestion des sorties et des consommations de psychotropes des jeunes. Il s’agit de questionner l’articulation entre les sorties et les consommations juvéniles, l’information qui circule autour, le genre et le fonctionnement familial. Loin de la transparence totale souvent affichée, tout un jeu pragmatique et rhétorique prend place autour de la confiance et des divulgations sur les sorties et les consommations, qui structure autant les pratiques que les échanges sur les pratiques. L’autonomisation des adolescents confronte la confiance à un paradoxe : celui de normaliser le recours au secret, voire au mensonge, dans une relation prônant la transparence communicationnelle.

Accès à la version en ligne

L'accompagnement : nouvel horizon pour la formation

Article de Thierry Bouchetal, Françoise Lantheaume, Clémence Jacq, et al.et al.

Paru dans la revue Diversité, n° 197, janvier-avril 2020, 162 p..

Mots clés : Ecole-Enseignement, Accompagnement de la personne et identité, Accompagnement, Formation, Formation de formateur, Analyse de la pratique, Projet pédagogique, Echange de savoirs, Entretien d'aide

L'amour peut-il finir ?

Article de Eva Illouz, Raphaël Enthoven, Martin Legros

Paru dans la revue Philosophie magazine, n° 137, mars 2020, pp. 8-13.

Mots clés : Accompagnement de la personne et identité, Amour, Émotion, Affectivité

À l’heure de Metoo et de Tinder, y a-t-il encore place pour le grand amour ? Pour la sociologue Eva Illouz, qui publie “La Fin de l’Amour”, les relations sentimentales sont désormais soumises à une précarité sans précédent. Face à elle, le philosophe Raphaël Enthoven, qui vient d’adapter avec Coco Le “Banquet” de Platon en bande dessinée, oppose la permanence d’une aspiration, celle de trouver sa moitié et de réconcilier le désir et le temps. Une rencontre électrique où il est aussi question de la capacité des hommes et des femmes à s’entendre.

Philosophie en prison. Les affranchis de la pensée

Article de Michel Eltchaninoff

Paru dans la revue Philosophie magazine, n° 137, mars 2020, pp. 34-43.

Mots clés : Accompagnement de la personne et identité, Détenu, Philosophie, Interdit

À la maison centrale d’Arles, qui prend en charge les personnes condamnées à de longues peines, certains détenus font de la philosophie. En allant les écouter et parler avec eux, on comprend à quel point cette discipline est pour eux une source de liberté. Y aurait-il un régime carcéral de la pensée ? 

Avons-nous besoin d’admirer ?

Article de Chloé Delaume, Hourya Bentouhami, Ollivier Pourriol, et al.

Paru dans la revue Philosophie magazine, n° 137, mars 2020, pp. 48-71.

Mots clés : Accompagnement de la personne et identité, Passion, Littérature, Art, Influence sociale, Risque, Éducation, Aliénation, Réseau social, Modèle

On ne choisit pas vraiment ceux qu’on admire. Qu’il s’agisse d’un artiste, d’un professeur ou d’un aventurier, ils s’imposent à nous avec une sorte d’évidence et nous hantent – comme en témoignent Chloé Delaume, Ollivier Pourriol, Laurence Devillairs, Hourya Bentouhami, Pacôme Thiellement et Hélène Gaudy.
Et d’ailleurs, heureusement qu’il n’est pas question d’un choix rationnel ! Car l’admiration, c’est justement ce qui vient briser notre rapport instrumental au monde. Quand nous la ressentons, nous oscillons entre émancipation et aliénation. Comment ne pas nous perdre en elle ?
Si l’esprit critique et la défiance se sont généralisés, notre époque est loin d’avoir liquidé le sentiment d’admiration. Il électrise d’ailleurs les réseaux sociaux, comme le révèle la popularité de certains « influenceurs », de Squeezie à Léa Elui. Analyse du phénomène avec la sociologue Claire Balleys, et les philosophes Jean-Claude Monod, Normand Baillargeon et Gloria Origgi.
Les classiques sont partagés sur la question de l’admiration. Si Étienne de La Boétie, Emmanuel Kant ou Pierre Bourdieu s’en méfient, parce qu’ils y voient une soumission ou une comédie bourgeoise, Marc Aurèle, Thomas Carlyle ou George Orwell en font au contraire le pilier de notre éducation et une émulation vers l’excellence.
De nos jours, nul n’admire autant que Sylvain Tesson, qui est allé au bout du monde rechercher la grâce sauvage de la panthère des neiges ou qui a fait de la moto sur les traces de Napoléon. Il explique pourquoi son admiration va d’abord à ceux qui risquent leur peau.

John Dewey vu par Barbara Stiegler

Article de Barbara Stiegler, Victorine de Oliveira

Paru dans la revue Philosophie magazine, n° 137, mars 2020, pp. 74-79.

Mots clés : Courants de pensée en sciences humaines, Philosophie, Démocratie participative, Expérience, Dewey (John)

Peu connu de notre côté de l’Atlantique, l’Américain John Dewey est pourtant l’un des penseurs les plus influents de notre époque, explique la philosophe Barbara Stiegler. Il est en effet l’un des premiers théoriciens de la démocratie participative et de l’expérience sociale. Un appel à ne pas rester passif en politique.

Violences éducatives : de quoi parle-t-on ?

Article de Marc Olano, Muriel Salmona

Paru dans la revue Sciences humaines, n° 323, mars 2020, pp. 8-9.

Mots clés : Enfance-Famille, Éducation familiale, Violence, Enfant

En juillet dernier, l’Assemblée nationale a adopté une loi interdisant le recours aux « violences éducatives ordinaires ». Mais de quoi s’agit-il ? Quels impacts ont-elles sur les enfants ?

Penser par soi-même

Article de Maud Navarre, Romina Rinaldi, Nicolas Gauvrit, et al.

Paru dans la revue Sciences humaines, n° 323, mars 2020, pp. 30-51.

Mots clés : Courants de pensée en sciences humaines, Pensée, Raisonnement, Information, Analyse critique, Philosophie, Valeur

Penser est un art. De l’Antiquité à nos jours, des philosophes grecs et romains jusqu’aux sciences cognitives et sociales, nombreux sont les auteurs à avoir mis l’accent sur l’importance de raisonner, discerner, exercer notre esprit critique. L’enjeu est d’autant plus fort aujourd’hui que les réseaux sociaux décuplent les informations et les possibilités de faire entendre sa voix. Chacun est incité à se distinguer des autres, en développant une réflexion originale face aux nombreux messages qui nous parviennent. Penser par soi-même devient essentiel pour se prémunir face à la propagande, au conspirationnisme et aux manipulations de toutes sortes (médiatiques, mais aussi sociales, commerciales, etc.).

Comment une pensée autonome se construit-elle et se cultive-t-elle, de l’enfance à l’âge adulte ?
Cet art s’apprend. Il fait l’objet d’un enseignement explicite dès l’école primaire. Dans l’enseignement secondaire et supérieur, le commentaire, la dissertation, le mémoire, l’exposé sont présentés comme autant d’outils pour muscler les esprits. Pour les adultes aussi, il existe des lieux, des outils, des méthodes pour développer la capacité à penser par soi-même.
Car cette aptitude n’a rien d’évident. Il faut savoir sélectionner les informations pertinentes qui peuvent nous aider à construire des réflexions bien fondées. Il faut aussi savoir que notre cerveau peut nous tromper. Des biais de cognition nous induisent en erreur, malgré nous. D’où l’utilité de savoir s’interroger à bon escient, formuler, questionner les fausses évidences. Faut-il alors douter de tout ?