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Mineurs mal accompagnés

Article de Cléo Marmié, Julien Long, Marion Perrin, et al.

Paru dans la revue Plein droit, n° 133, juin 2022, pp. 3-43.

Mots clés : Immigration-Interculturalité, Mineur non accompagné, Âge, Protection de l'enfance, Approche historique, Action éducative, Autonomie, Accompagnement, Scolarisation, Santé mentale, Législation, Droit d'asile, France, Italie, Suisse, Cameroun

Si l’on évoque souvent les difficultés rencontrées par les jeunes étrangers venus sans famille en France pour être admis par les institutions chargées de la protection de l’enfance, la question des spécificités de leur prise en charge reste un sujet en friche. Loin de caractériser l’aboutissement du parcours migratoire, la reconnaissance de ce statut administratif inaugure plutôt une nouvelle étape pour ces jeunes, d’autant qu’au bout de la prise en charge vient la majorité et, avec elle, la question de l’acquisition d’un droit au séjour. Qu’advient-il des mineures et mineurs isolés étrangers (MIE), une fois ceux-ci reconnus comme tels par l’Aide sociale à l’enfance (ASE) ? Qu’en est-il de leur hébergement, de l’accès à la scolarisation et de leur accompagnement tant juridique que psychique ? Force est de constater que les mineurs non accompagnés (MNA), constitués en une catégorie d’intervention sociale spécifique, ne bénéficient pas du même traitement que les autres enfants placés.

Conditions d’hébergement dégradées, entraves à la scolarisation et incitations à l’orientation vers des filières professionnelles en manque de main-d’œuvre rendent compte des pratiques de sélection et de discrimination à l’œuvre, de l’utilitarisme migratoire en jeu dans le système de protection de l’enfance. Cette prise en charge différentielle va de pair avec une tendance à l’ethnicisation de la relation éducative : débrouillards et désireux de « s’en sortir », ces jeunes sont in fine les parfais candidats aux exigences d’autonomie et d’intégration de l’aide sociale à l’enfance.

Ce dossier réunit des contributions émanant de professionnel·les du travail social, de militant·es et d’universitaires, offrant ainsi une compréhension plurielle des enjeux sous-jacents à la protection et à l’émancipation de ces jeunes adultes en devenir.

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Ni majeurs ni mineurs. Les exilés déboutés du droit à la protection

Article de Hanane Bouseta

Paru dans la revue Le Sociographe, n° 76, décembre 2021, pp. 83-92.

Mots clés : Immigration-Interculturalité, Éducateur de rue, Jeune en difficulté, Mineur non accompagné, Protection de l'enfance, Contrôle, Prévention spécialisée

Une éducatrice de rue accompagne des jeunes exilés qui ne sont pas reconnus comme mineurs, faute de documents administratifs originaux, auprès des services de protection de l’enfance. Ils ne peuvent pas bénéficier des mises à l’abri réservées aux majeurs. Ils se trouvent dans une catégorie inexistante : ni majeur, ni mineur. Récit de parcours chaotiques.

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L’accueil des mineurs non accompagnés à l’épreuve de la communication

Article de Juliette Delahaie, Emmanuelle Canut

Paru dans la revue Migrations société, vol. 32, n° 181, juillet-septembre 2020, pp. 15-140.

Mots clés : Immigration-Interculturalité, Mineur isolé étranger, Mineur non accompagné, Communication, Statut juridique, Intégration, Entretien, Évaluation, Prise en charge, Protection de l'enfance, Récit de vie, Bénévolat, Association, Action sociale, Action éducative, Scolarisation, Formation professionnelle, Socialisation, Langue, Santé mentale, Interculturel, Val de Marne, Nord, Hauts de France, Nouvelle Aquitaine, Saint Etienne

Ce dossier a pour objectif de réunir un ensemble de contributions autour des problématiques de communication et d’intercompréhension auxquelles sont confrontés les jeunes étrangers isolés en France. Dès leur arrivée sur le sol français et jusqu’à leur majorité, pour ceux qui ont obtenu le statut de mineur non accompagné (MNA), ces jeunes étrangers participent à divers types d’interactions langagières et sociales au cours des différentes étapes du processus d’intégration (entretien d’évaluation de minorité, entrée à l’école, etc.). Dans ces échanges entre pairs et avec les professionnels (éducateurs, enseignants, personnels administratifs, de santé, etc.) émergent ou se cristallisent des difficultés de compréhension et de production à l’oral et/ou à l’écrit. Il s’agira ici de mettre en valeur, quelle que soit la discipline du chercheur, les recherches consacrées à l’analyse de situations de communication auxquelles les MNA sont confrontés dans leur quotidien ou en situation d’apprentissage, et qui apportent des éclairages sur les implications sociales de l’utilisation de la langue.

Sommaire
• Juliette Delahaie, Emmanuelle Canut. Accompagner les jeunes étrangers isolés en France : enjeux de communication et d’intercompréhension. pp. 15-22
• Noémie Paté. La mise à l’épreuve de la légitimité narrative comme contrepartie de l’accès à la protection des mineurs non accompagnés. pp. 23-38
• Juliette Delahaie, Emmanuelle Canut. Les entretiens d’évaluation de minorité pour les jeunes migrants : le rôle de l’évaluateur dans la construction du récit de vie. pp. 39-52
• Catherine Mendonça Dias, Isabelle Rigoni. L’accompagnement solidaire des mineurs non accompagnés « francophones » sans solution scolaire. pp. 53-69
• Céline Beaugrand. L’évaluation scolaire et linguistique des mineurs non accompagnés : modalités, difficultés et enjeux. pp. 71-84
• Chloé Metzger, Clara Mortamet. La socialisation langagière des mineurs non accompagnés en formation professionnelle. pp. 85-102
• Michelle Auzanneau. Apprendre le français quand on brûle les frontières. Questions et approche d’une recherche collaborative à la Protection judiciaire de la jeunesse. pp. 103-120
• Lara Gautier, Jessica Spagnolo, Amélie Quesnel-Vallée. Comment favoriser la communication thérapeutique avec une population vulnérable ? Des approches et des outils pour les professionnels prenant en charge les mineurs non accompagnés. pp. 121-134
• Bibliographie sélective. pp. 135-142

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Accueil et accompagnements socio-éducatifs des mineurs non accompagnés au foyer de l’enfance : bouleversements des prises en charge, adaptation des pratiques et complexité des mesures de protection

Article de Gisèle Dambuyant

Paru dans la revue Empan, n° 116, décembre 2019, pp. 66-73.

Mots clés : Immigration-Interculturalité, Protection de l'enfance, Travail social, ASE, Mineur non accompagné, Vulnérabilité, Enfance en danger, Prise en charge, Pratique professionnelle, Accueil

Depuis peu, les réalités des structures chargées de l’accueil et de la prise en charge de l’enfance en danger, placée en foyer de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), ont été « bouleversées » par l’arrivée parfois massive des mna. En effet, deux types de publics coexistent dans ces structures. Les premiers, classiquement accueillis par ces services, sont des enfants victimes de carences éducatives ou de mauvais traitements obligeant à une rupture familiale. Les seconds, relativement récents dans ces dispositifs, sont des mineurs isolés non accompagnés sur le territoire français (MNA). Si tous ont besoin de protection, leurs accueils puis leurs accompagnements socio-éducatifs doivent prendre en compte leurs réalités quotidiennes et leurs trajectoires antérieures, ce qui s’avère complexe, voire paradoxal, pour les mineurs étrangers.
Dans la société contemporaine, et au-delà des nécessaires adaptations de pratiques professionnelles, c’est aussi un élargissement et un changement de conceptualisation de la prise en charge de l’enfance en danger qui se réalise : de la protection rapprochée à la protection distanciée.

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Entre cadre légal et militantisme, la place du travailleur social auprès des jeunes dits MNA. Un fossé se creuse et le pont reste en suspens ?

Article de Anaïs Marino

Paru dans la revue Empan, n° 116, décembre 2019, pp. 80-85.

Mots clés : Immigration-Interculturalité, Travail social : Métiers, Protection de l'enfance, Militantisme, Travail social, Mineur isolé étranger, Mineur non accompagné, Politique, Accueil, Budget, Immigration

Éducatrice spécialisée et militante, l’autrice questionne la place du travail social et du militantisme en protection de l’enfance à travers le prisme des différents contextes politiques migratoires et sociaux des mineur.e.s non accompagné.e.s et de leur accueil en France.

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Une escale sur le pont de la rencontre

Article de Aurore Nevers

Paru dans la revue Empan, n° 116, décembre 2019, pp. 74-79.

Mots clés : Immigration-Interculturalité, Enfance en danger-Protection de l’enfance, Protection de l'enfance, ASE, Mineur non accompagné, Psychologie, Relation d'aide, Traumatisme, Rencontre

Je suis psychologue et je travaille dans un centre départemental de l’enfance et de la famille au sein d’un service qui accueille provisoirement des mineurs migrants orientés par l’Aide sociale à l’enfance. Ces mineurs non accompagnés sont pour la plupart orphelins et polytraumatisés. À partir des portraits de ces jeunes, nous interrogerons les conditions de la rencontre avec un clinicien dans le contexte spécifique d’un accueil temporaire. Nous tenterons de relever l’émergence d’une parole subjective et la trace parfois brûlante de ces parcours traumatiques non encore élaborés.

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Territoires de la migration, territoires de la protection : parcours et expériences des mineurs isolés étrangers accueillis en France

Article de Sarah Przybyl

Paru dans la revue Hommes et migrations, n° 1319, octobre-novembre-décembre 2017, pp. 166-170.

Mots clés : Immigration-Interculturalité, Mineur isolé étranger, Immigration, Accueil, Protection de l'enfance, Vulnérabilité, Représentation sociale, Recherche

Visage inédit des flux migratoires contemporains, de plus en plus d’individus âgés de moins de 18 ans arrivent en Europe sans leur représentant légal. En France, ces jeunes qualifiés de « mineurs isolés étrangers » sont souvent perçus comme les victimes d’une mobilité contrainte ou comme des aventuriers ayant pris tous les risques. Enfants en danger à accueillir aujourd’hui, étrangers candidats à la régularisation de demain, le parcours atypique de prise en charge de ces mineurs révèle toutes les limites institutionnelles et politiques à l’origine de dispositifs d’accueil particuliers. Cette recherche, soutenue en décembre 2016 au sein du laboratoire Migrinter de l’université de Poitiers, propose de se défaire de ces représentations pour mieux refléter la pluralité des situations sociales d’origine, et de décrypter les enjeux institutionnels de la protection des mineurs isolés étrangers. La présente contribution revient sur trois principaux résultats d’une investigation menée entre 2012 et 2016.

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Le temps des croyances

Article de Francine Best, David Le Breton, Jacques Ladsous, et al.

Paru dans la revue Vie sociale et traitements VST, n° 132, 4e trimestre 2016, pp. 14-73.

Mots clés : Immigration-Interculturalité, Religion, Laïcité, Islam, Christianisme, Protection de l'enfance, Foyer d'action éducative, Intervention sociale

Ce n’est pas d’hier que les religions tentent d’agir sur la vie publique et d’imposer leurs règles à tous. On pourrait même dire que de leur point de vue, c’est normal. En 1905, la France avait cru régler cela par la loi de séparation de l’Église et de l’État. Aujourd’hui, des lectures des textes sacrés extrêmes, radicales, fondamentalistes, conduisent à des pratiques et à des exigences sociales et politiques tout aussi extrêmes. On pense vite à ce qui se passe au sein de l’islam ; pensons aussi aux effets des intégrismes et des fondamentalismes catholiques, protestants, juifs.
Pourquoi cette transformation de la question religieuse en question politique ?
Pourquoi ce glissement qui va de la spiritualité à la croyance, et de la croyance à l’intolérance ? Comment les acteurs de terrain font-ils pour tenir la ligne d’une action éducative et sociale construite sur la tolérance, l’acceptation de l’autre, la laïcité ?

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