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PRISME travaille à la réalisation de deux bases de données bibliographiques : La première, Sciences et Action Sociales, constitue la base mutualisée du réseau. La deuxième, Thesis, est dédiée à la sélection et à l'indexation de thèses en travail social. Elle est le fruit d'un partenariat avec le CNAM-CDFT.

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Pratiques artistiques : la culture fait projet

Article de Amandine Penna, Céline Abisror, Nicolas Merle

Paru dans la revue Direction(s), n° 254, juillet-août 2026, pp. 22-29.

Mots clés : Travail social : Établissements, Culture-Loisirs, Culture, Art, Travail social, Établissement social et médicosocial, Pratique professionnelle, Exclusion sociale, Vulnérabilité, Professionnalisation, ESAT, Théâtre, Peinture, Artiste, Association, Projet

La culture a désormais gagné les établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS). Portée par la reconnaissance des droits culturels, cette dynamique est comprise par les gestionnaires comme un levier d'émancipation des publics, susceptible de redonner du sens aux pratiques. À condition de structurer leurs démarches et d'y consacrer des moyens.

Les politiques publiques ont changé de paradigme en matière de prise en compte des droits culturels des plus vulnérables, assure Nicolas Merle, chef du bureau Politique interministérielle du service de la démocratie culturelle et des territoires, au ministère de la Culture. Du chemin reste toutefois à parcourir pour aboutir à une réelle participation des publics.

L'art comme levier de professionnalisation. C'est le choix fait par certains établissements et services d'accompagnement par le travail (Esat) au bénéfice de travailleurs attirés par le théâtre ou la peinture. L'enjeu : leur reconnaissance dans le milieu artistique ordinaire.

En Loire-Atlantique, l'association L'Étape a structuré une démarche transversale pour faire des droits culturels un axe de l'accompagnement des publics. La clé ? La désignation d'un coordinateur et d'un budget dédiés.

Naviguer vers l'âge adulte

Article de Romain Lecomte, Justine Aerts

Paru dans la revue L'Observatoire, n° 127, avril-mai-juin 2026, pp. 5-67.

Mots clés : Jeune, Précarité, Majorité, Autonomie, Travail, AEMO, Santé mentale, Isolement, Étudiant, Insertion professionnelle, Estime de soi, Chômage, Errance, Accueil d'urgence, SDF, LGBT, Mineur non accompagné, Travail social, Handicap, Jeune en difficulté, France, Belgique

Devenir adulte n’a jamais été un parcours simple. Mais pour de nombreux jeunes aujourd’hui, l’accès à l’autonomie se heurte à des obstacles multiples : précarité étudiante, difficultés de logement, santé mentale fragilisée, errance, ruptures familiales ou institutionnelles, insertion professionnelle chaotique... À travers ce dossier, intervenants de terrain et chercheurs se penchent sur les conditions concrètes du passage à l’âge adulte ainsi que sur les réponses actuellement proposées aux jeunes ou encore à construire.

Sommaire :
- Passage à la vie adulte. Construire son autonomie entre vulnérabilités et inégalités / Rachel DUPONT.
- La génération Z face à un monde en crise. Quand les bouleversements contemporains fragilisent la santé mentale / Sophie MAES.
- Précarité étudiante. Un quotidien marqué par l'incertitude / Manon GUIBRETEAU.
- Entre précarité et quête d'autonomie. Le CPAS de Liège face aux parcours fragilisés des jeunes (interview) / Hélène DEGIVE et Nadia THYS.
- Jeunes aux parcours scolaires fragilisés. Accompagner autrement à l'autonomie avec Step Métiers / Nancy RAHIR.
- L'insertion socioprofessionnelle des jeunes dits "NEETs". Enjeux et dynamiques d'accompagnement / Laetitia Mélon.
- Réformes du chômage et des allocations sociales. Les jeunes mis à l'épreuve / Abraham Franssen.
- Le logement au cœur du trajet des jeunes vers l'autonomie : de fameuses embûches, mais des synergies créatives / Christine Mahy.
- Accompagner des jeunes en errance. De l'hébergement d'urgence à la mise en autonomie (interview) / Christophe Parthoens, Fabrice DEMARCHE et Laetitia VAN CAMPENHOUT.
- Jeunes adultes sans chez-soi : état des lieux des dénombrements en Wallonie / Emeline Legrain, Isabelle Chauvier, Kristel Karler, Martin Wagener, Nicolas De Moor et Rosine HERLEMONT.
- "La Violence ouf". Jeunes en errance : ceci n'est pas une romance / François BERTRAND.
- Jeunes LGBT en errance. Vulnérabilités spécifiques / Danaé KAKUDJI.
- La transition vers la majorité des MNA. Enjeux juridiques, institutionnels et cliniques pour le travail social / Jordane BRAAS.
- Psychiatrie de transition. Vers un système de soins intégré et participatif pour les 16-25 ans / Simone MARCHINI et Véronique DELVENNE.
- L'autonomie à l'épreuve du handicap. Transition critique vers la vie adulte / Aude-Line RENIER.

Mutations ou effacement des valeurs du travail social ?

Article de Marcel Jaeger

Paru dans la revue Vie sociale, n° 53, 2026/1, pp. 179-197.

Mots clés : Travail social : Métiers, Valeur, Valeur sociale, Travail social, Prospective, Éthique, Changement social, Évolution, Crise, HCTS, Salarié, Profession libérale, Pratique professionnelle, Professionnalisation

Les expressions "travail empêché", "travail social empêché" reprises dans le Livre blanc du travail social en 2023 laissent penser à l’impact de contraintes et de mutations venues de l’extérieur, subies par les travailleurs sociaux et par les personnes qu’ils accompagnent. L’accent est mis, à juste titre, sur le contexte, l’environnement… comme facteurs de crise. De fait, l’ampleur des transformations sociétales, des transitions démographiques, numériques, écologiques… alerte sur les évolutions à venir du travail social. Ces bouleversements paraissent susceptibles de menacer des valeurs sur lesquelles s’est fondée l’action sociale et médico-sociale. L’écart semble se creuser entre la pureté historique, voire la dimension quasi sacrée des valeurs universalistes de référence, et l’exercice concret du travail social. Mais c’est négliger la dimension historique des valeurs et le fait que les mutations dont il est question concernent le cœur même du travail social. D’un point de vue prospectif, on peut faire l’hypothèse de l’émergence de nouvelles valeurs qui modifient déjà et vont de plus en plus métamorphoser les conceptions et les pratiques de l’accompagnement des personnes en difficulté.

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Évaluer sans dévaluer. Le travail réel à l’épreuve de sa reconnaissance

Article de Jean Marie Vauchez

Paru dans la revue Vie sociale, n° 53, 2026/1, pp. 91-104.

Mots clés : Travail social : Métiers, Évaluation, Valeur, Travail social, Reconnaissance, Éthique, Relation d'aide, Maltraitance, Droits des usagers, Droit, Établissement social et médicosocial, Action sociale et médicosociale, LOI DU 2 JANVIER 2002

Les tensions contemporaines entre les valeurs constitutives du travail social et les modalités de reconnaissance institutionnelle fondées sur la preuve et la traçabilité constituent un analyseur central des recompositions du secteur. Les valeurs professionnelles – relationnelles, cliniques et démocratiques – demeurent structurantes dans l’action réelle des professionnels, tandis que leurs conditions de reconnaissance ont été profondément transformées depuis la loi du 2 janvier 2002. Le passage d’un régime de confiance implicite à un régime de garantie des droits a placé l’évaluation au cœur des mécanismes de légitimation de l’action. Ce déplacement reconfigure les critères de reconnaissance du travail, en privilégiant les dimensions formalisables au détriment d’aspects relationnels, situés et processuels. Il affecte les pratiques professionnelles et le sens que les travailleurs sociaux attribuent à leur activité, en rendant partiellement invisibles certaines dimensions centrales du travail réel. En conclusion, des pistes de réflexion sont proposées afin de penser une évaluation plus attentive à la pluralité des registres de qualité et aux conditions de reconnaissance soutenable de l’engagement professionnel.

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La place des valeurs dans une vision prospective du travail social

Article de Yannick Blanc

Paru dans la revue Vie sociale, n° 53, 2026/1, pp. 167-177.

Mots clés : Travail social : Métiers, Valeur, Travail social, Éthique, Approche historique, Prospective, Désinstitutionnalisation, Vulnérabilité, Changement social, Crise, Climat, Technologie, Inclusion, Intelligence artificielle, Lien social, Pratique professionnelle, Posture professionnelle, Émotion, Implication personnelle

Les valeurs du travail social ne sont pas un invariant mais sont marquées par une certaine historicité qui se traduit par la reconfiguration d’un corpus d’énoncés relatifs à l’accès aux droits, aux qualités attachées à la personne et aux postures professionnelles. Ces valeurs seront confrontées demain à l’extension des phénomènes de vulnérabilité sociale, aux tensions provoquées par les incertitudes géopolitiques et aux conséquences de la civilisation numérique sur les imaginaires individuels et collectifs. Le passage de la désinstitutionnalisation à la société inclusive mobilisera notamment la notion d’engagement et la dimension émotionnelle de l’axe social.

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Le travail social entre valeurs historiques et impasse libérale

Article de Roger Sue

Paru dans la revue Vie sociale, n° 53, 2026/1, pp. 153-166.

Mots clés : Travail social : Métiers, Travail social, Valeur, Approche historique, Inclusion, Inégalité, Libéralisme, Association, Gestion financière, Lien social, HCTS, Santé, Individualisme, Économie sociale et solidaire

L’écart entre les valeurs historiques du travail social et la réalité de terrain vécue par ses acteurs tend à se creuser. Cette réalité objective s’explique aussi par la diffusion subjective de ces valeurs dans un public acquis à la cause de sa propre égalité dans une société inclusive qui tarde à se concrétiser. Pourtant, le désenchantement n’est pas inéluctable si, au-delà des seules aspirations sociales, on observe l’évolution du lien social à la base du travail social vers une certaine associativité dont témoignent la dynamique de la création d’associations comme celle des réseaux. De même, la contribution du social à l’économique est aujourd’hui déterminante sous la forme d’une social-économie, masquée par l’illusion monétaire et la spéculation financière. Ces évolutions de grande ampleur ouvrent un champ considérable au travail social, tant aux aidants volontaires qu’aux professionnels. Mais il faudra une mobilisation sociale bien au-delà des travailleurs sociaux pour vaincre les résistances et les fausses évidences de ceux qui n’y ont pas intérêt ou qui ne le voient pas.

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De l’administration de la conformité à une gestion stratégique : refonder la direction dans le travail social

Article de Philippe Ropers

Paru dans la revue Vie sociale, n° 53, 2026/1, pp. 135-150.

Mots clés : Travail social : Métiers, Valeur, Valeur sociale, Travail social, Gestion administrative, Gestion, Formation, Administration, Ressources humaines, Ingénierie de la formation, Certification, Management, Hiérarchie, Cadre, Direction, Organisation du travail, Risques psychosociaux, Conditions de travail, Gestion financière

Cet article propose de dépasser l’opposition peu féconde entre valeurs sociales et gestion, en pensant cette dernière comme la condition même de l’émancipation du secteur. L’expression "dérive gestionnaire" fonctionne trop souvent comme un repoussoir, opposant de manière binaire les valeurs du travail social à la froideur des chiffres. L’analyse suggère pourtant un renversement de perspective : la souffrance du secteur ne proviendrait pas d’un excès de gestion, mais d’une carence de compétence managériale, trop souvent confondue avec une simple administration de la conformité. Nous montrons comment une vision technocratique a progressivement supplanté les sciences de l’action. Dès lors, nous plaidons pour l’émergence d’une posture de gestionnaire qui se doublerait de celle de gestiologue. Il s’agit de permettre au dirigeant de mobiliser les sciences de gestion pour sortir de l’impasse des approches purement instrumentales, afin de redonner une portée politique à l’organisation du travail social.

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L’avenir des valeurs du travail social à l’épreuve de l’axiologie de la formation

Article de Philippe Fofana

Paru dans la revue Vie sociale, n° 53, 2026/1, pp. 121-134.

Mots clés : Travail social : Formation, Valeur, Valeur sociale, Travail social, Formation, Analyse de la pratique, Posture professionnelle, Conformisme, Morale, Pédagogie, Objectif pédagogique, Méthodologie

Cet article interroge l’avenir des valeurs du travail social à partir d’un angle peu exploré : celui de l’axiologie de la formation. Partant du constat que le "retour des valeurs" dans les discours professionnels et institutionnels fonctionne comme un symptôme (signal d’une inquiétude sur leur effectivité plus que gage de leur vitalité), il propose un déplacement analytique. L’hypothèse centrale est que l’avenir des valeurs dépend moins de leur réaffirmation normative que de la capacité des formations à assumer leur propre régime axiologique. L’article distingue trois registres de valeurs (processuelles, finales, incarnées) et montre que la confusion entre ces registres produit des effets de moralisation, d’affaiblissement de la pensée critique et de dépolitisation silencieuse. Il examine ensuite les écologies sociales des valeurs, les implications pédagogiques d’une formation assumant son autonomie axiologique, et identifie trois trajectoires possibles pour l’avenir des valeurs du travail social selon l’évolution du modèle de formation.

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Les valeurs du travail social à l’épreuve de la transformation de nos sociétés

Article de Didier Dubasque

Paru dans la revue Vie sociale, n° 53, 2026/1, pp. 107-119.

Mots clés : Travail social : Métiers, Valeur, Valeur sociale, Travail social, Changement social, Attractivité, Intelligence artificielle, Éthique, Pratique professionnelle, Gestion administrative, Crise, Institution, HCTS, Care, Empowerment, Reconnaissance, Prospective, Environnement, Technologie numérique

Au fil des années, le travail social en France a vu ses valeurs fondatrices – dignité, droits fondamentaux, justice sociale, autonomie – reconnues et inscrites dans les textes. Ces valeurs servent de boussole aux professionnels. Elles structurent la relation d’aide et donnent sens à l’engagement quotidien auprès des personnes accompagnées. Mais elles sont aujourd’hui malmenées par la montée des logiques gestionnaires, les injonctions paradoxales et une crise de sens qui alimente la démobilisation et la perte d’attractivité des métiers. L’irruption du numérique et de l’intelligence artificielle, les transitions écologiques et les incertitudes politiques font peser des risques de déshumanisation des relations sociales. Face à ces tensions, cet article plaide pour une actualisation vivante des valeurs, une résistance éthique face à certaines dérives et une réflexion collective sur ce sujet, appuyée par la formation, la recherche, et la nécessaire transformation des organisations.

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Des valeurs professionnelles à la responsivité organisationnelle : traduire la justice sociale dans la pratique du travail social

Article de Anna Rurka

Paru dans la revue Vie sociale, n° 53, 2026/1, pp. 79-90.

Mots clés : Travail social : Métiers, Valeur, Travail social, Gestion, Analyse de la pratique, Droits des usagers, Recherche en sciences sociales, Référentiel, Contrainte, Direction, Cadre, Hiérarchie, Institution, Action sociale, Organisation, Participation, Europe, France

S’appuyant sur une enquête qualitative menée dans le cadre du projet européen "Responsive Europe", l’étude examine comment les principes historiques de justice sociale, de reconnaissance des droits et de participation des personnes accompagnées se déploient dans les pratiques des services sociaux contemporains. Le concept de responsivité, qui se trouve au cœur de cette analyse, interroge les conditions organisationnelles permettant la traduction effective des valeurs professionnelles en réponses institutionnelles concrètes.
Les résultats issus de focus groups réunissant directions, cadres intermédiaires et professionnels de première ligne montrent une tension structurelle entre un référentiel normatif fortement orienté vers les personnes accompagnées et des contraintes organisationnelles liées aux ressources, aux temporalités institutionnelles et aux chaînes décisionnelles. L’article propose de conceptualiser la responsivité comme une propriété organisationnelle émergente résultant de l’interaction entre valeurs, structures et gouvernance.

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