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PRISME travaille à la réalisation de deux bases de données bibliographiques : La première, Sciences et Action Sociales, constitue la base mutualisée du réseau. La deuxième, Thesis, est dédiée à la sélection et à l'indexation de thèses en travail social. Elle est le fruit d'un partenariat avec le CNAM-CDFT.

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Guidance parentale : pourquoi, comment ?

Article de Catherine Grange, Marie Joelle Orêve, Céline Clément

Paru dans la revue Contraste, n° 63, 1er semestre 2026, pp. 7-187.

Mots clés : Parentalité, Accompagnement social, Famille, Trouble du neurodéveloppement, Handicap, Habilitation familiale, Communication, Aidant familial, Étude de cas, Personne handicapée, Handicap visuel, Polyhandicap, Éducation thérapeutique du patient, Autisme, Thérapie, Soutien à la parentalité, Isère, Languedoc Roussillon

La participation si essentielle des parents dans la prise en charge précoce de l’enfant est un enjeu majeur, se déployant dans des champs variés tels que la guidance parentale, l’éducation thérapeutique ou encore l’accompagnement par les pairs... Certains parents deviennent des acteurs de première ligne au côté des professionnels, allant jusqu’à se professionnaliser eux-mêmes, se former... Cette transformation du rôle parental et les modalités d’accompagnement sont régulièrement questionnées depuis plus de vingt ans. Cela justifiait un état des lieux sur cette question cruciale. De multiples formes d’accompagnement ont émergé, plaçant les parents au cœur du processus de soin selon des modalités diverses, insistant sur leur engagement auprès de leur enfant au quotidien avec pour objectifs de développer leur capacité à agir et leur sentiment de confiance. Les articles de ce numéro développeront certaines des méthodes validées, définissant leur cadre théorique, leurs développements dans l’action précoce , les expériences de terrain dans le champ des différents troubles du neurodéveloppement.

Sommaire :
- Éditorial / Catherine Grange
- Guidance parentale : repères théoriques pour un accompagnement pratique des familles / Marie-Joelle Orêve
- Interventions auprès des parents dans les troubles du neurodéveloppement : guidance au programme d'entraînement aux habilités parentales ? / Céline Clément
- Les parents, cette découverte du XXIe siècle / Laurence Kunz
- Apprendre à communiquer autrement : le parcours d'une maman aidante / Anna Cauvin
- Mise en œuvre du programme Triple P de pratiques parentales au centre médico-psychologique et dans les centres de protection maternelle et infantile du 20e arrondissement : une étude de cas / Alexandre Hubert et Stephen Smith
- La place des parents dans les stages intensifs au CAMPS APF France handicap de l'Isère : Ou comment les stages intensifs contribuent à favoriser une réassurance parentale / Léa Guillaumard et Emmanuelle Giscard Bourrier
- Troubles neurovisuels chez l'enfant : l'importance de la guidance parentale précoce / Sylvie Chokron et Romane Poisot
- Du vécu parental à une expertise reconnue / Charlotte Decool
- Accompagner les aidants d'enfants vivant avec un polyhandicap : un programme d'éducation thérapeutique pour prévenir les troubles respiratoires (programme BREATHE) / Laurianne Demonteil, Carole Corbel, Gilles Thomas et Adélaide Brosseau-Beauvir
- Parcours d'une mère experte de son enfant, devenue formatrice en communcation alternative et augmentée / Sabine Ferrucci, interviex par Catherine Grange
- Utilisation de la Preschool Autism Communiacation Therapy en CAMSP / Nathalie Bousquet-Jacq et Elodie Courtabessis

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Risques professionnels : du constat à l'action

Article de Marie Duribreux

Paru dans la revue Direction(s), n° 251, avril 2026, pp. 22-29.

Mots clés : Travail social : Établissements, Risque professionnel, Établissement social et médicosocial, Action sociale et médicosociale, Prévention, Management, Stratégie, Réduction des risques, EHPAD, Conditions de travail, Risques psychosociaux, Répit, Accident du travail, Qualité de la vie, Santé, Participation

La forte sinistralité dans le secteur social et médico-social est désormais bien connue. Mais les pouvoirs publics patinent face à la nécessité d'élaborer une stratégie nationale coordonnée de réduction des risques professionnels. En attendant, des acteurs de terrain montrent la voie, avec une recette partagée : penser des stratégies globales et participatives.

Epaulé par des experts de la santé au travail, l'Ehpad bordelais Village Terre-Nègre a mené une démarche de lutte contre les risques professionnels de longue haleine qui a fait recette. C'est ce que démontre une évaluation coûts-bénéfices menée en 2025.

Pour aider les personnels à faire face à des prises en charge des enfants de plus en plus complexes, Mutuelle La Mayotte a développé une politique de prévention des risques qui englobe des mesures curatives, mais aussi préventives.

La Fondation Saint Jean de Dieu a lancé une démarche paritaire sur la qualité de vie et les conditions de travail dès 2017. L'année dernière, elle a négocié un accord santé prévention pour passer à la vitesse supérieure.

L'indicible familial à l'épreuve de l'enquête ethnographique. Récits de familles homoparentales françaises

Article de Chloé Chassagnac

Paru dans la revue Revue des politiques sociales et familiales, n° 156, 2026-1, pp. 65-81.

Mots clés : Enfance-Famille, Ethnographie, Homoparentalité, Relation familiale, Histoire familiale, Secret, Transmission, Non-dit, Stigmatisation

Cet article explore ce que l’ethnographie révèle des dynamiques de secret, de non-dit et de silence dans 30 familles homoparentales en France. Il s’appuie sur une enquête menée de 2016 à 2024 et met en évidence la façon dont ces dimensions s’articulent dans les récits des homoparents et de leurs enfants. Les homoparents adoptent diverses stratégies, telles que l’évitement de sujets sensibles ou un certain contrôle du récit familial, pour protéger leurs enfants de la stigmatisation ou du rejet, parfois de la part de leur propre famille et/ou de l’extérieur. Il leur arrive aussi de dissimuler certains éléments de leur parcours familial. De leur côté, les enfants réinterprètent et se réapproprient leur histoire, ajustant ce qu’ils choisissent de dire ou de taire selon leur entourage et les contextes sociaux dans lesquels ils évoluent. L’ethnographe, en tant que tiers, ouvre un espace de discussion qui permet d’aborder plus librement la famille. L’enquête peut ainsi amener les membres de la famille à énoncer ce qui relève d’ordinaire du secret et de non-dits.

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La complainte parentale, banale en France, inacceptable en Suède. Contribution à l'analyse comparée des parentalités

Article de Romain Delès

Paru dans la revue Revue des politiques sociales et familiales, n° 156, 2026-1, pp. 47-64.

Mots clés : Enfance-Famille, Parentalité, Genre, Inégalité, Jeune enfant, Éducation, Norme sociale, Représentation sociale, France, Suède

La signification sociale de l’enfance a fluctué au cours de l’histoire, mais acquiert un statut central dans les sociétés modernes occidentales. Dans ces conditions culturelles particulières au sein desquelles l’enfant est « précieux » et au centre de tous les investissements, est-il concevable de s’en plaindre ? Les parents peuvent-ils dire leur insatisfaction ? Il semble que le processus de sacralisation de l’enfance n’ait pas atteint uniformément toutes les sociétés. Les rares données quantitatives relatives aux représentations de la parentalité montrent des écarts très importants entre la France et la Suède au sujet du pessimisme parental. Ce résultat est confirmé par une série d’entretiens (n = 38) menée dans les deux pays en 2023 : la complainte parentale est courante en France ; elle est absente, presque indicible, en Suède. Cet article montre comment des cultures de parentalités contrastées se développent dans les deux sociétés et tente d’expliquer les différences observées par le statut de l’enfance et par les inégalités de genre.

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Dire ou taire l'absence. Non-dits et ruptures de silence au sein des familles hébergées en centre d'accueil pour demandeurs d'asile

Article de Aline Desmas

Paru dans la revue Revue des politiques sociales et familiales, n° 156, 2026-1, pp. 95-103.

Mots clés : Enfance-Famille, Immigration-Interculturalité, Centre d'accueil pour demandeurs d'asile, Non-dit, Séparation, Droit d'asile, Ethnographie, Famille, Immigré, Vie quotidienne, Précarité, Secret

Cet article examine les non-dits liés aux séparations familiales en contexte d’asile. Il s’appuie sur une enquête ethnographique de trois ans auprès de familles hébergées dans les centres d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada). L’analyse des conditions d’émergence de la parole révèle en creux les contours des silences et leurs logiques sous-jacentes, à trois niveaux : au sein des Cada, des familles mais aussi de l’enquête. Les tactiques des parents et des enfants pour dissimuler ou, à l’inverse, dévoiler apparaissent alors, entre méfiance et volonté de dire. Elles nourrissent la réflexion sur les temporalités et les spatialités de la vie quotidienne sous contraintes dans les Cada. Les secrets familiaux peuvent aussi être compris comme une forme de care intergénérationnel.

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Entre transparence et double vie. La gestion familiale de la vie à soi lors des sorties et consommations juvéniles de psychotropes

Article de Ludovic Gaussot, Nicolas Palierne

Paru dans la revue Revue des politiques sociales et familiales, n° 156, 2026-1, pp. 29-45.

Mots clés : Enfance-Famille, Adolescent, Psychotrope, Classe sociale, Genre, Vie privée, Confiance, Non-dit, Relation familiale, Drogue, Consommation, Relation enfant-parents, Communication

Cet article étudie la circulation de l’information dans les familles, autour des sorties et consommations adolescentes de psychotropes. Les échanges, omissions ou mensonges entre les jeunes et leurs parents constituent en effet un enjeu essentiel, tant pour la vie familiale, pour la construction d’une « vie à soi » au cours du processus d’autonomisation à l’adolescence, que pour la gestion familiale des risques liés aux sorties et aux pratiques festives. Cette contribution s’appuie sur une enquête qualitative réalisée en 2014-2016 et reposant sur un corpus diversifié d’entretiens semi-directifs approfondis auprès de 41 jeunes et de 20 parents. Entre la transparence totale, où tout se dit et se sait, et la double vie, où une part entière de la « vie privée » des jeunes est maintenue secrète, un continuum fait de non-dits, de divulgations partielles et de mensonges est observé dans l’espace de la vie à soi. Les informations délivrées dépendent de l’espace des possibles (lié aux attentes parentales), du champ du dicible (anticipé et apprécié par les jeunes) et de celui du visible, variables en fonction du genre, de l’âge et de la classe sociale.

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Former les moins qualifiés : les constats ambivalents du PIC

Article de Paul Santelmann, Nicolas Favarque

Paru dans la revue Education permanente, n° 246, mars 2026, pp. 4-155.

Mots clés : Formation, Adulte, Qualification professionnelle, Insertion professionnelle, Compétence professionnelle, Réfugié, Travail social, Care, LEP, Personne handicapée, Territoire Zéro Chomeur

Lancé en 2018 et doté d'un budget de 15 milliards d'euros, le Plan d'investissement dans les compétences (PIC) comportait deux objectifs majeurs : renforcer la montée en compétences des publics en difficulté d'insertion sociale et professionnelle ; transformer l'écosystème de la formation professionnelle dans le but de répondre aux besoins des entreprises. Un aspect structurant du PIC visait à privilégier l'accès des publics peu qualifiés à des formations qualifiantes grâce à des actions préparatoires, parfois déployées localement sans véritable stratégie. Le PIC a en outre popularisé la notion de parcours "sans couture" afin de garantir une continuité des trajectoires individuelles. Qu'en est-il réellement de l'effectivité du PIC ? C'est le sens de ce dossier : revenir sur la philosophie générale et sur l'analyse des multiples dispositifs partageant cette ambition de construire une continuité d'accompagnement, depuis le repérage des demandeurs d'emploi jusqu'à leur qualification attendue."

Sommaire :
- Éditorial
- Quand la formation professionnelle se fait insertion. Essai de qualification du PIC. Carole Tuchszirer.
- Soutenir les transitions entre préformation et formation qualifiante. Enjeux et apports de l'expérimentation des Parcours intégrés. Nicolas Farvaque et Djamel Messaoudi.
- Les indéterminations autour d'un dispositif de préqualification. Pierre-Yves Bernard, Valérie Gosseaume, Manuella Roupnel-Fuentes, Joanne Walker et Karine Meslin.
- Coupler préformation et qualification dans un dispositif d'intégration des réfugiés. Philippe Semenowicz et Jérôme Mbiatong.
- De l'accompagnement professionnel au coaching, un changement de paradigme de l'action publique. Marlina Napaseuth.
- L'accès à la formation des personnes en situation de handicap dans l'après-PIC. Leïla Mokeddem.
- Quels parcours de formation pour les bénéficiaires d'une remise à niveau ? Florine Martin.
- Former les publics fragiles aux compétences-clés : quelle professionnalité pour le formateur ? Éléonore Lepers.
- Territoires zéro chômeur : quand la formation n'est ni préalable ni centrale. Marina Bourgain, Laure Gayraud, Valérie Gosseaume et Nathalie Moncel.
- Le lycée professionnel, la mission locale et le savoir-être. Aziz Jellab.

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Alternance : réaffirmer l'exception

Article de Sophie Massieu

Paru dans la revue Direction(s), n° 250, mars 2026, pp. 24-31.

Mots clés : Travail social : Formation, Formation alternée, Action sociale et médicosociale, Établissement social et médicosocial, Apprentissage, Financement, CFA, EHPAD, Association, Crise

Ces dernières années, la culture de l'alternance a conquis le secteur sanitaire, social et médico-social, qui en a fait un levier de recrutement devenu indispensable. Un écosystème désormais fragilisé par les réductions de budget décidées par l'État, auxquelles les établissements et services doivent faire face.

Le désengagement de l'État pourrait freiner le développement de l'alternance dans le secteur social et médico-social, s'inquiètent Éric Deniset et Jean-Pierre Mercier, président et vice-président de l'opérateur de compétences (Opco) Santé. Lesquels insistent toutefois sur la détermination du financeur à poursuivre l'accompagnement des entreprises et des alternants.

Un centre de formation des apprentis (CFA) interne au service de sa centaine d'établissements : voilà ce qu'a imaginé la Fondation des amis de l'atelier, gestionnaire de structures du handicap. Ouvert en 2024, il a permis de premiers recrutements un an plus tard.

Pour recruter, une trentaine d'Ehpad privés lucratifs franciliens ont misé sur l'alternance, en créant un groupement d'employeurs pour l'insertion et la qualification (Geiq), avec le soutien de l'agence régionale de santé. En fonction depuis 2023, celui-ci pourrait bientôt s'ouvrir aux structures associatives.

L’intelligence artificielle et le travail social : enjeux démocratiques, éthiques et épistémologiques

Article de Anna Rurka

Paru dans la revue Vie sociale, n° 52, 2025/4, pp. 111-123.

Mots clés : Travail social : Métiers, Intelligence artificielle, Travail social, Démocratie, Politique sociale, Épistémologie, Éthique, Société civile, Norme, Risque, Recherche, Automatisation, Développement durable, Informatisation, Technologie numérique, Danemark

L’article analyse l’impact de l’intelligence artificielle (IA) sur la démocratie, les politiques publiques et le travail social. Il met en lumière les défis d’une contribution effective des organisations de la société civile (OSC) à l’élaboration des normes juridiques qui régissent l’espace démocratique. Dans le travail social, la numérisation et l’IA transforment les pratiques. Des exemples internationaux illustrent les potentialités et les limites, posant la question du juste degré d’automatisation dans des contextes où la subjectivation et l’empathie sont centrales. Sur le plan macro, la rationalité fondée sur l’exploitation massive de données et la modélisation prédictive interroge la conception de politiques publiques justes et leur légitimité démocratique.
La recherche en travail social fait face à des défis analogues : nécessité de données empiriques sur les effets de l’IA et vigilance face aux biais cognitifs, notamment l’effet d’ancrage amplifié par l’IA générative. Dans ces trois domaines, la participation des OSC et des professionnels, la montée en compétences numériques et l’alignement technologique avec les valeurs du travail social et sur les objectifs du développement durable sont décisifs pour orienter l’IA au service du bien commun, des droits fondamentaux et de la justice sociale.

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L’intelligence artificielle dans la formation des travailleurs sociaux : entre opportunités, limites et vigilance éthique

Article de Yann Regard

Paru dans la revue Vie sociale, n° 52, 2025/4, pp. 93-110.

Mots clés : Travail social : Formation, Intelligence artificielle, Formation, Travail social, Évaluation, Pédagogie, Apprentissage, Formateur, Matériel éducatif, Automatisation, Risque, Éthique, Analyse de la pratique, Créativité

L’intelligence artificielle recompose aujourd’hui les fondements de la formation en travail social, en transformant à la fois la posture du formateur, la place de l’apprenant et les modes d’évaluation. Elle interroge la manière d’apprendre, de penser et de transmettre dans un monde où la machine devient partenaire de réflexion. L’article explore les apports possibles de cette technologie, de l’alternance intégrative 2.0 à la co-construction des savoirs, tout en soulignant les illusions qu’elle suscite et les dépendances qu’elle peut créer. L’évaluation devient un espace central de cette mutation, car elle doit désormais valoriser le raisonnement, le cheminement et la réflexivité plutôt que le seul résultat. En conclusion, dix principes de vigilance invitent à maintenir une pédagogie équilibrée entre assistance technologique et discernement humain, entre rapidité et profondeur, entre innovation et éthique. Former à l’ère de l’intelligence artificielle, c’est maintenir la primauté de l’humain dans l’acte d’apprendre, tout en développant la capacité à coopérer lucidement avec la machine.

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