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PRISME travaille à la réalisation de deux bases de données bibliographiques : La première, Sciences et Action Sociales, constitue la base mutualisée du réseau. La deuxième, Thesis, est dédiée à la sélection et à l'indexation de thèses en travail social. Elle est le fruit d'un partenariat avec le CNAM-CDFT.

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Étude des facteurs de risque des comportements agressifs dans les troubles du spectre autistique

Article de N. Charfi, S. Halayem, M. Touati, et al.

Paru dans la revue Neuropsychiatrie de l'enfance et de l'adolescence, vol. 64, n° 3, mai 2016, pp. 147-154.

Mots clés : Handicap-Situations de handicap, Autisme, Agressivité, Âge, Risque, Diagnostic, Comportement, Trouble du comportement, Enfant

Notre travail avait pour objectif d’étudier les facteurs de risque des comportements auto- et hétéro-agressifs chez des enfants souffrant de troubles du spectre autistique. Il s’agit d’une étude transversale réalisée auprès de 50 enfants présentant un trouble du spectre de l’autisme (critères du DSM-5). Le diagnostic a été confirmé grâce à l’Autism Diagnostic Interview-Revised (ADI-R). La sévérité de l’autisme a été déterminée par la Childhood Autism Rating Scale. Les comportements agressifs ont été évalués par le Behavior Problems Inventory (BPI-01) traduit et validé en arabe. Le profil psycho-éducatif révisé a évalué l’âge de développement et les différentes compétences en l’occurrence la perception. Pour déterminer les facteurs de risque, nous avons procédé à une analyse univariée suivie d’une analyse multivariée. Une association statistiquement significative a été retrouvée entre l’auto-agressivité et les facteurs suivants : l’âge moyen plus élevé, l’âge de diagnostic plus tardif, les troubles digestifs, le seuil de douleur élevé, la déficience intellectuelle, le score de perception plus bas et le score de l’ADI-D plus élevé. Une association statistiquement significative a été retrouvée entre l’hétéro-agressivité et les facteurs suivants : l’âge moyen plus élevé et l’absence du « non » opposition. L’étude multivariée a permis d’isoler 3 facteurs indépendants pour l’auto-agressivité : l’âge moyen plus élevé, les troubles digestifs, la déficience intellectuelle et 2 facteurs indépendants pour l’hétéro-agressivité : l’âge moyen plus élevé et l’absence du « non » opposition. Ces données nous invitent à considérer l’agressivité comme une conduite multifactorielle.

Spectre autistique et schizophrénies précoces dans la nosographie actuelle : un lien ?

Article de N. Coulon

Paru dans la revue Neuropsychiatrie de l'enfance et de l'adolescence, vol. 64, n° 1, janvier 2016, pp. 46-51.

Mots clés : Handicap-Situations de handicap, Autisme, Schizophrénie, Classification

Autisme, trouble du spectre autistique, schizophrénies précoces, voire même très précoces… autant de termes utilisés de nos jours ! Les travaux sont cependant croissants pour approfondir et comprendre un éventuel lien entre les spectres autistique et schizophrénique, et notamment un lien entre spectre autistique et schizophrénie précoce. Que nous dit alors la nosographie sur cet éventuel lien ?

Perception de la douleur chez les enfants autistes (étude prospective de 40 cas)

Article de F. Oueriagli Nabih, A. Benali, A. Kachouchi, et al.

Paru dans la revue Neuropsychiatrie de l'enfance et de l'adolescence, vol. 64, n° 1, janvier 2016, pp. 52-57.

Mots clés : Handicap-Situations de handicap, Enfance-Famille, Autisme, Souffrance, Perception, Enfant

Depuis longtemps, on a cru que la personne souffrant d’autisme avait une insensibilité ou une analgésie à la douleur. Or les études récentes montrent plutôt un mode d’expression différent face à la douleur en rapport avec les troubles de la communication, du schéma corporel et de certains troubles cognitifs. L’objectif de notre étude est d’évaluer la réactivité d’un enfant autiste à une stimulation légèrement douloureuse dans une situation standardisée où il est en relation duelle avec un adulte.

Effets positifs d’une exposition à des séquences vidéo ralenties sur l’attention, la communication sociale et les troubles du comportement chez 4 enfants autistes sévères : une étude translationnelle pilote

Article de E. Meiss, C. Tardif, B. Arciszewski, et al.

Paru dans la revue Neuropsychiatrie de l'enfance et de l'adolescence, vol. 63, n° 5, août 2015, pp. 298-302.

Mots clés : Handicap-Situations de handicap, Autisme, Étude de cas, Communication, Vidéo, Trouble du comportement

Interventions en autisme : évaluations et questionnement

Article de B. Chamak

Paru dans la revue Neuropsychiatrie de l'enfance et de l'adolescence, vol. 63, n° 5, août 2015.

Mots clés : Handicap-Situations de handicap, Autisme, Intervention psychosociologique, Évaluation, Méthode

Cet article a pour objectif de faire le point sur les recommandations nationales et internationales concernant les méthodes d’intervention en autisme et d’analyser la littérature scientifique qui traite des modes d’évaluation de ces méthodes. Dans un contexte d’incertitude et de polémique, cette mise au point vise à interroger les discours sur l’efficacité des interventions comportementales intensives précoces et d’explorer les limites des applications de l’evidence-based medicine. Si la qualité des dernières études réalisées pour démontrer l’efficacité des méthodes comportementales intensives est jugée supérieure aux précédentes et indique qu’elles peuvent avoir une action positive sur certains jeunes enfants autistes, les effets à long terme restent inconnus. Compte tenu des données produites sur le devenir des adultes autistes, dont les deux-tiers restent dépendants, et du pourcentage très élevé de personnes autistes à qui sont prescrits des médicaments, les améliorations ne sont pas perceptibles, même dans les pays qui utilisent ces méthodes depuis de nombreuses années. Les annonces triomphalistes pour une méthode ou un traitement miracle sont donc à relativiser compte tenu de la complexité de la problématique autistique, de l’hétérogénéité des cas, des évaluations à court terme et pour des enfants souvent très jeunes.

Le modèle de Denver (Early Start Denver Model). Une approche d'intervention précoce pour les troubles autistiques

Article de C.M. Schröder, E. Florence, A. Dubrovskaya, et al.

Paru dans la revue Neuropsychiatrie de l'enfance et de l'adolescence, vol. 63, n° 5, août 2015, pp. 279-287.

Mots clés : Handicap-Situations de handicap, Autisme, Modèle, Intervention psychosociologique, Prévention, Communication, Jeune enfant

Le modèle de Denver (Early Start Denver Model [ESDM]) est une approche qui intègre des concepts développementaux, relationnels, comportementaux et d’apprentissage, afin de proposer une intervention particulièrement adaptée aux très jeunes enfants, dès l’âge de 12 mois. En partenariat avec les parents, l’ESDM vise à sortir l’enfant avec TSA ou « risque autistique » de sa « privation sociale » et à relancer les processus de développement altérés. Conçu comme un modèle naturaliste, transposable dans tous les environnements naturels, il vise à stimuler de manière intensive l’engagement social, l’imitation et la communication. Sur la base d’une évaluation trimestrielle du profil de développement de chaque enfant, un programme d’intervention individualisé est élaboré. L’ESDM est une des seules approches validées par une étude randomisée et contrôlée et recommandée par la Haute Autorité de la santé. Les questions en suspens concernent : (1) le nombre d’heures hebdomadaires nécessaire pour une application efficace de l’ESDM ; (2) les modalités d’application (en individuel/en petit groupe) ; (3) et le profil d’enfants pouvant bénéficiant au mieux de cette approche. À titre d’exemple, nous rapportons ici les résultats d’une étude portant sur 16 enfants avec troubles autistiques intégrés pendant au moins un an dans un programme d’intervention précoce basé sur les principes de l’ESDM. Nous avons observé des améliorations significatives dans des domaines pivots de l’autisme (l’attention conjointe, la communication, la relation affective, l’expression émotionnelle…) et globalement une homogénéisation de leurs compétences. Cependant, les profils évolutifs diffèrent d’un enfant à l’autre, notamment en fonction du retard de développement initialement présent.