Article de Alexis Rayapoullé, Claire Beaudevin, Jean Paul Gaudillière
Paru dans la revue Revue française de sociologie, n° 65-4, octobre-décembre 2024, pp. 473-499.
Mots clés : Santé-Santé publique, Politique sanitaire, Épidémie, Assurance maladie, Confinement, Dépistage, Stratégie, Prise en charge, Test, Isolement, Covid-19
Cet article porte sur les interventions « non pharmaceutiques » dans les réponses françaises à la pandémie de Covid-19 et sur la manière dont elles ont été influencées par la structuration historique de la santé publique du pays. Il étudie le cas de la stratégie « Tester, tracer, isoler » (TTI), en tant que dispositif sociotechnique combinant tests de dépistage, suivi des contacts et isolement à domicile des personnes. Il retrace la manière dont des initiatives locales de « santé communautaire » ont vu le jour à la sortie du premier confinement (mars-mai 2020) et comment leur coordination progressive a conduit à la mise en place d’un dispositif national, créé en dehors des institutions de santé publique, et prenant appui sur l’Assurance maladie. Il analyse ensuite comment la disjonction entre le registre technique et le registre social de ce dispositif a pu précipiter le recours à un deuxième confinement (octobre 2020).
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Article de Annamaria Colombo, Noémie Pulzer, Michel Parazelli, et al.
Paru dans la revue Déviance et société, vol. 40, n° 1, mars 2016, pp. 51-77.
Mots clés : Lien social-Précarité, SDF, Représentation sociale, Modèle, Prise en charge, Action collective, Association, Les enfants de Don Quichotte, Paris
La mobilisation des Enfants de Don Quichotte en hiver 2006-2007 visait à attirer l’attention politique et citoyenne sur les conditions des sans-abri à Paris. De par son caractère inhabituel, cette mobilisation a bouleversé les rapports entre les acteurs concernés par la question du sans-abrisme et du mal-logement à Paris et entraîné une reconfiguration de la prise en charge de ces populations. Sans nier les effets de cette mobilisation sur la prise en charge des sans-abri en France, cet article s’intéresse plutôt aux représentations des sans-abri et aux modalités de l’action à leur égard que l’analyse de ce « cas d’étude » permet de révéler.
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Paru dans la revue Déviance et société, vol. 39, n° 4, décembre 2015, pp. 429-553.
Mots clés : Justice-Délinquance, Enfermement, Prison, Internement psychiatrique, Détenu, Santé mentale, Prise en charge, Sociologie, HISTOIRE, Accès aux soins, Conditions de vie, Vie quotidienne
En 2010, à l’ouverture de la première UHSA (Unité hospitalière spécialement aménagée), destinée à hospitaliser en psychiatrie des personnes détenues, critiques sécuritaires et défenseurs d’un outil d’égal accès aux soins s’opposent. Notre analyse interdisciplinaire de ce développement controversé croise la force normative des règles autorisant l’enfermement, le contexte de leur élaboration et leurs usages sociaux. À partir de textes juridiques et administratifs et d’entretiens avec les acteurs, nous montrons que la régulation dichotomique issue du XIXe siècle et l’essor des services psychiatriques en prison éclairent comment les règles élaborées pour les UHSA participent aux recompositions contemporaines du sens de l’enfermement.
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