La culture a désormais gagné les établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS). Portée par la reconnaissance des droits culturels, cette dynamique est comprise par les gestionnaires comme un levier d'émancipation des publics, susceptible de redonner du sens aux pratiques. À condition de structurer leurs démarches et d'y consacrer des moyens.
Les politiques publiques ont changé de paradigme en matière de prise en compte des droits culturels des plus vulnérables, assure Nicolas Merle, chef du bureau Politique interministérielle du service de la démocratie culturelle et des territoires, au ministère de la Culture. Du chemin reste toutefois à parcourir pour aboutir à une réelle participation des publics.
L'art comme levier de professionnalisation. C'est le choix fait par certains établissements et services d'accompagnement par le travail (Esat) au bénéfice de travailleurs attirés par le théâtre ou la peinture. L'enjeu : leur reconnaissance dans le milieu artistique ordinaire.
En Loire-Atlantique, l'association L'Étape a structuré une démarche transversale pour faire des droits culturels un axe de l'accompagnement des publics. La clé ? La désignation d'un coordinateur et d'un budget dédiés.