PRISME travaille à la réalisation de deux bases de données bibliographiques : La première, Sciences et Action Sociales, constitue la base mutualisée du réseau. La deuxième, Thesis, est dédiée à la sélection et à l'indexation de thèses en travail social. Elle est le fruit d'un partenariat avec le CNAM-CDFT.
Livre de Esther Duflo, édité par Ed. du Seuil, publié en 2010.
Mots clés : Lien social-Précarité, Pauvreté, Éducation, Santé publique, Réforme, Prévention sanitaire, Enseignement, Politique sanitaire, Changement social, Prévention, Exclusion sociale
Nul ne conteste que la santé et l'éducation constituent des priorités absolues. Mais la situation actuelle n'incite pas à l'optimisme : neuf millions d'enfants meurent chaque année avant l'âge de cinq ans de maladies que l'on sait guérir et, en Inde, la moitié des enfants scolarisés ne sait pas lire. Pour remédier à cet état de fait, Esther Duflo évalue localement et concrètement les programmes de lutte contre la pauvreté, à l'aide d'une méthode révolutionnaire : l'expérimentation aléatoire. De l'Inde au Malawi, du Kenya au Mexique, cette méthode permet de répondre à de nombreuses questions : comment rendre plus efficaces les campagnes de vaccination ? Comment améliorer l'instruction des enfants à moindre coût ? Comment lutter contre l'absentéisme des enseignants et des infirmières ? La santé et l'éducation sont les préalables non seulement au bien-être social, mais aussi à la liberté : ce livre montre comment les faire progresser de manière décisive.
Livre de Alain Penven, édité par l'Harmattan, publié en 2010.
Mots clés : Territoire-Logement, Milieu urbain, Urbanisme, Urbanisation, Expérience, Exclusion sociale, Ghetto, Insertion sociale, Intégration, Projet, Individu, Individualisme, Groupe, Association, Économie sociale et solidaire, Éducation populaire, Citoyenneté, Démocratie participative, Politique de la ville, Politique sociale, ZEP, DSQ, Territoire, Partenariat, Légitimation, Coopération
A partir d'expérimentations et de recherches collectives, l'auteur propose une approche de la ville et du développement urbain en rupture avec les récits alarmistes et la rhétorique du ghetto.Sans négliger les difficultés sociales et économiques rencontrées notamment par les habitants des quartiers populaires, il propose une lecture optimiste, mais néanmoins critique, des dynamiques collectives impulsées par les politiques publiques et les initiatives de la société civile. Au coeur de cette approche, la coopération sociale est définie comme la capacité des acteurs à concevoir collectivement un objet commun en mutualisant leurs ressources pour agir ensemble dans un contexte contraignant et inventer ainsi des réponses appropriées, voire novatrices, d'utilité sociale pour satisfaire l'intérêt général. Aujourd'hui, dans le contexte de recomposition internationale d'un capitalisme boursier post-industriel, les acteurs ne mettent-ils pas en oeuvre des utopies agissantes qui sont de nature à recomposer l'espace social et culturel des villes ?
Livre de Josette Magne, édité par l'Harmattan, publié en 2010.
Mots clés : Jeunesse-Adolescence, Relation femme-homme, Fille, Famille, Prévention spécialisée, Accompagnement, CONDITION FEMININE, Enquête, Entretien, Espace, Quartier, Territoire, Sociologie, Vêtement, Violence, Regard, Éducateur de rue, Éducateur spécialisé, Équipe éducative, Femme, Garçon, Enfant de migrant, Mixité, Pratique éducative, Pratique professionnelle, Relation éducative, Statistiques, Immigration, Seine Saint Denis
Les jeunes filles représentent en moyenne un tiers des accompagnements éducatifs en prévention spécialisée en Seine-Saint-Denis sur une période donnée (2001-2006). Comment comprendre ces écarts ? L'invisibilité des jeunes filles dans l'espace public, mise en avant dans tous les discours, est-elle seule en cause ? L'enjeu de cet ouvrage n'est pas tant de vérifier la véracité d'une réalité, que de proposer, à travers le prisme des positions sexuées, une analyse des propos discursifs, des pratiques professionnelles et des représentations de genre à l'oeuvre. Ces travaux mettent sur le devant de la scène la richesse, la modernité et l'inventivité des pratiques éducatives en prévention spécialisée. Comment les stéréotypes de genre, leur poids et leur reproduction ont une incidence sur les fonctionnements. Ce qui, parmi d'autres facteurs explicatifs, limite indéniablement la dynamique et la prise en compte des publics féminins.
Livre de Hartmut Rosa, édité par l'Harmattan, publié en 2010.
Mots clés : Courants de pensée en sciences humaines, Temps, Urgence, Société, Théorie, Concept, Espace, Changement social, Rythme, Économie, Argent, Culture, Pouvoir, Guerre, Armée, Mondialisation, Soi, Identité, HISTOIRE, Vie politique, Bien-être, Philosophie, Sociologie, Mode de vie
L'expérience majeure de la modernité est celle de l'accélération. Nous le savons et l'éprouvons chaque jour : dans la société moderne, " tout devient toujours plus rapide ". Or le temps a longtemps été négligé dans les analyses de la modernité au profit des processus de rationalisation ou d'individualisation. C'est pourtant le temps et son accélération qui, aux yeux de Hartmut Rosa, permettent de comprendre la dynamique de la modernité. Pour ce faire, il livre dans cet ouvrage une théorie de l'accélération sociale susceptible de penser ensemble l'accélération technique (celle des transports, de la communication, etc.), l'accélération du changement social (des styles de vie, des structures familiales, des affiliations politiques et religieuses) et l'accélération du rythme de vie, qui se manifeste par une expérience de stress et de manque de temps. Né en 1965, Hartmut Rosa est un sociologue et philosophe, professeur à l'université Friedrich-Schiller de Iéna en Allemagne.Il fait partie d'une nouvelle génération d'intellectuels travaillant dans le sillage de la Théorie critique.
Livre de Serge Guérin, édité par Michalon, publié en 2010.
Mots clés : Action sociale : histoire et perspectives, Action sociale, Modèle, Changement social, Politique sociale, Personne âgée, Retraite, Femme, Statut social, Solidarité, Accompagnement, Aide à domicile, Génération, Association, Innovation sociale, Libéralisme, Économie, Aidant familial, Économie sociale et solidaire, Citoyenneté, Soin, Etat-providence
Les compromis sociaux issus des Trente Glorieuses sont aujourd'hui mis en cause : tout autant que les désordres du capitalisme, ils contribuent à froisser et déchirer le tissu social. Pourtant les sociétés survivent. Elles sont même d'une étonnante vitalité. Le monde des associations, les initiatives informelles et la famille n'en finissent pas de se réinventer et de tisser du lien. Attentives aux personnes, animées par le souci du bien commun, ces solidarités peuvent nous aider à repérer les grandes lignes d'un modèle social en émergence. Loin de l'action curative et des technologies du social développées par l'Etat providence, l'accompagnement et le care jouent un rôle central dans les nouvelles solidarités. Ils définissent des formes de soutien très variées, de la sécurisation des parcours professionnels à la prise en charge d'une personne en situation de grande fragilité. Ils peuvent mobiliser des institutions, des personnes isolées, des groupes. Comment articuler ces différentes actions, comment les insérer dans un projet de société ? Serge Guérin est sociologue et professeur à l'ESG. Il a notamment publié aux éditions Michalon Vive les vieux (2008) et La Société des seniors (2009).
En vrille. Les ados le sont devant nos yeux lorsqu'ils titubent et balbutient, ivres d'alcool et de drogue, qu'ils "pètent les plombs" sans raison, s'automutilent, ne décrochent pas de leurs jeux vidéo, ou se rêvent en squelettes ambulants refusant de toucher à leur assiette. En vrac. Les parents le sont d'assister à un tel désastre. Ils ont souvent le sentiment d'être incapables d'amortir la chute, eux qui ont tant misé sur l'envol prometteur de leurs enfants devenus ados. Parce qu'elles les ont portés ou investis comme leur propre chair, les mères ressentent encore davantage cette impuissance qui, littéralement, leur déchire les tripes. Surtout lorsqu'elles se sentent très seules pour gérer la situation, ou qu'elles traversent elles-mêmes une zone de turbulences personnelles. Qu'en disent-elles ? Comment les aider à faire face ? Xavier Pommereau a rencontré six mères dont il restitue ici le témoignage, au plus près de leur vécu. Il apporte à chacune un éclairage précis susceptible de lui ouvrir des voies de dégagement et d'éviter le pire. Un ouvrage-vérité dont les nombreuses clés peuvent profiter à tous.
Livre de Hélène Thomas, édité par Ed. du Croquant, publié en 2010.
Mots clés : Lien social-Précarité, Pauvreté, Politique sociale, Concept, Représentation sociale, Discours, Précarité, Résilience, Égalité des chances, Dignité, Citoyenneté, Victime
Depuis le début des années 1980, les démocraties et les organisations internationales ont modifié leur approche des populations défavorisées, revenant sur plus de deux siècles de développement et de mise en oeuvre des idées progressistes de promotion sociale et d'accès à la citoyenneté.La notion de vulnérabilité est la pierre angulaire de ce changement. Désormais la guerre est déclarée non plus à la pauvreté mais aux pauvres, enrôlés dans ce combat contre eux-mêmes. Ils font l'objet de la vigilance des savants, de la sollicitude des experts et d'une surveillance continue des acteurs publics et ne sont plus traités comme des citoyens malheureux ou mal intégrés mais comme des incapables. Cet ouvrage revient d'abord sur les fondements de cette révolution conceptuelle. Une archéologie des termes permet de comprendre comment ils se sont généralisés dans les discours publics depuis la fin du dernier millénaire. Puis il étudie les instruments de ce nouveau gouvernement des pauvres qui les coupe de l'exercice de leurs droits humains et de leurs libertés fondamentales. Comment ce remplacement de l'égalité par l'équité, de la liberté par la dignité, de la fraternité par la responsabilité s'est-il opéré ? Sur quels principes juridiques fondamentaux et politiques contradictoires, néanmoins conciliés dans une nouvelle théorie sociale, s'appuie-t-il ? Enfin le livre met en lumière les effets de ces dispositifs d'urgence permanente sur l'existence des vulnérables assignés au rôle de victimes.Leur traitement qui combine protection rapprochée et contrôle à distance repose sur l'individualisation et la psychologisation de leur condition et en fait tantôt des martyrs médiatisés tantôt des cibles discrètes d'interventions bienfaisantes condamnées à la désubjectivation et au silence.
Livre de Robert Lafore, édité par Dunod, publié en 2010.
Mots clés : Action sociale : histoire et perspectives, Association, Action sociale, Économie sociale et solidaire, Solidarité, Protection sociale, Politique sociale, Territoire, UNIOPSS
A première vue, les associations de solidarité ont tout lieu de se réjouir.Elles sont reconnues et sollicitées comme un des opérateurs légitimes de la politique d'action sociale, ont vocation à gérer des établissements et services, etc. En réalité, la menace contemporaine qui pèse sur elles est bien plus perverse et la situation autrement redoutable ! Le monde de la solidarité se trouve aujourd'hui pris dans un filet d'injonctions paradoxales ; les points de repères sont brouillés.Pris en étau entre le public et le privé lucratif, quelle place pour l'acteur associatif ? Pourtant les associations de solidarité ont des spécificités propres et opèrent comme un des canaux de définition de l'intérêt collectif et de construction des utilités sociales. Né des incertitudes de l'heure et des inquiétudes qu'elles ne manquent pas de susciter, cet ouvrage entend engager le débat le plus ouvert possible, générer des initiatives, permettre des convergences et transformer les questions de départ en dynamique collective.La réflexion qui y est conduite voudrait donc à la fois proposer une forme de diagnostic sur la situation faite aux associations de solidarité et ouvrir des pistes pour construire leur avenir. (4° de couv.)
A une époque où l'on demande toujours plus d'autonomie à nos enfants, l'auteur invite à réfléchir à la question complexe du sentiment de solitude chez l'enfant et l'adolescent. Qu'est-ce que la solitude psychologique ? Comment s'articule-t-elle à l'isolement réel ? Comment s'acquiert la capacité d'être seul ? Le sentiment de solitude est-il toujours conscient ? Comment se manifeste la souffrance de la solitude ? S'il est rarement évoqué par les enfants eux-mêmes - alors que nombreux sont les adultes qui disent, dans l'après-coup, en avoir souffert dans leur enfance -, le sentiment de solitude apparaît comme une composante intrinsèque du développement. Il est l'agent affectif du long processus de séparation-individuation du sujet grandissant. L'enfant, qui naît à la subjectivité dans la dépendance à autrui, éprouve progressivement sa solitude psychique. Il a le sentiment de penser seul, de désirer seul, d'être unique... Mais, à côté de ces dimensions maturatives du sentiment de solitude, existent aussi des dimensions souffrantes : sentiment de ne pas être aimé, de ne pas exister aux yeux des autres, d'être exclu, marginal, abandonné, sans recours face à l'adversité... Tout au long de son enfance, le sujet est ainsi confronté à un paradoxe des relations humaines : il découvre et apprivoise sa propre solitude en présence d'autrui, il doit apprendre à être " seul parmi les autres ". Cet ouvrage apporte des repères utiles pour appréhender les souffrances contemporaines telles que l'hyperactivité, les dépressions, les troubles des conduites ou les diverses addictions qui peuvent être interprétées comme les symptômes d'une " psychopathologie de la solitude ".Biographie de l'auteurSébastien Dupont est psychologue auprès d'enfants et d'adolescents (centre hospitalier d'Erstein, Alsace) et docteur en psychologie (université de Strasbourg).
La folie déborde dans les rues et en prison. Faute d'avoir trouvé une prise en charge adéquate dans les services d'une psychiatrie publique en crise profonde, les malades psychotiques chroniques se retrouvent de plus en plus exclus de notre société. Et au même moment nous assistons au retour des chambres d'isolement, des camisoles et des médicaments administrés sous contrainte. Pourtant des voix s'élèvent pour dénoncer ce climat de violence et d'abandon que l'on pensait aboli. En 2010, le parlement Français doit voter une réforme de la psychiatrie et fixer les objectifs d'une nouvelle politique de santé mentale. On ne parle plus de folie mais de troubles cérébraux... plus de malaise dans la société mais de comportements à rééduquer... En encourageant des programmes de détection et de prévention dans les écoles ou dans les entreprises, ce projet de loi ne concernera pas les seuls malades psychiques, ou leurs familles, mais l'ensemble des Français.