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A la fin de cette année 2004, notre petit Observatoire de l’édition sociale, pour son premier rapport, s’est penché particulièrement sur le secteur de l’édition des revues professionnelles. Cela a demandé quelques recherches car, contrairement à la presse « grand public », le secteur de l’édition professionnelle (spécialisée, scientifique, juridique) fait l’objet de peu de publications. Chacun est à même, en lisant son quotidien, de connaître les aventures et mésaventures du Monde, de Libé, du Figaro, du Nouvel Obs. et des autres, mais c’est déjà plus difficile s’il s’agit de TSA, du Journal des professionnels de l’enfance ou du Guide familial . Heureusement, grâce notamment à Internet, on arrive à glaner de ci de là quelques informations. Le passé Il y a bien eu une certaine animation autour de l’édition sociale au milieu des années 90. Les anciens se rappellent, en mars 1993, l’intervention de Pierre Bance, alors directeur de Travail Social Actualités (TSA-hebdo), à l’anniversaire des 20 ans de Prisme sur le thème du lancement d’une revue dans le secteur social ; puis en juin1995, notre session de Toulouse où de nombreux éditeurs de livres et revues du secteur étaient venus nous parler de leur politique éditoriale. La même année, le CEDIAS organise le premier Salon du livre social qui fut très fréquenté. Dans la foulée, en 1996, le même CEDIAS organise une journée-débats intitulée «Le social en livres et en revues » dont le compte-rendu fournira la matière d’un numéro spécial de la revue Vie sociale portant le même titre (N°3, 1997). Entre temps (1996) est paru le N°53 d’Informations sociales intitulé « Social et medias » dont une bonne partie traite de la presse du secteur social ; avec notamment deux articles de Bernadette Cazalis, alors présidente de Prisme et membre de la commission Produits. Suivra la même année le deuxième Salon du livre social qui eut également un grand succès. Et puis, après cette effervescence, plus rien, hormis les informations périodiques de TSA s’inquiétant de la main mise de groupes importants sur le secteur de la presse sociale, main mise qui n’a fait que se développer, comme nous le verrons plus loin. On relira avec intérêt les revues citées ci-dessus (l’intervention de Pierre Bance aux 20 ans de Prisme a été reprise par lui dans le N° 21 de la défunte revue Secteur sous le titre « Lancer une revue : la finance »). En plus de leur contenu, souvent intéressant, elles témoignent d’un effort de réflexion d’un milieu professionnel, celui de l’édition sociale, sur lui-même : sa composition, son évolution, la relation qu’il entretient avec ses lecteurs, avec son époque et les changements qui affectent le secteur social dans son ensemble. On y retrouve les « ténors » du social, les Bachmann, Chauvière, Chopart, Bouquet, mais aussi des éditeurs de revues, directeurs de collections (Dominique Desjeux), journalistes, etc. Peut-être serait-il opportun, dans les années qui viennent, de rompre ce silence de 10 ans et de se pencher à nouveau sur l’édition sociale, son évolution depuis cette époque, tant dans la forme que dans le contenu, face notamment à ce changement majeur que constitue la très rapide diffusion d’Internet. C’est la tâche que s’est donné notre observatoire. Il va de soi que toute contribution à ce travail sera accueillie avec le plus grand intérêt. On se limitera, pour ce premier rapport, à l’aspect économique des choses, non qu’il nous apparaisse comme le plus intéressant, loin de là, mais parce qu’il est peut-être moins connu et devient, au fil du temps, de plus en plus préoccupant. Nous serons obligé de déborder, dans le cours de notre développement, les limites du secteur social au sens strict. Wolters Kluwer Dans le revue Vie sociale évoquée ci-dessus (N°3, 1997), Dominique Lallemand, alors journaliste aux ASH, écrivait : « On peut se demander si l’action sociale n’est pas devenue un morceau de choix à développer pour les grands groupes de presse. Ce qui revient à porter un regard plus aigu sur le traitement de l’information sociale et les enjeux autour de l’information dans ce secteur. » (p.9) La journaliste est bien placée pour se poser une telle question ; en effet, la revue pour laquelle elle travaille alors, les ASH (Actualités sociales hebdomadaires) a été achetée quelques années plus tôt, en 1994, par le hollandais Wolters Kluwer, troisième groupe mondial de presse professionnelle. S’agissait-il d’un caprice de ce grand groupe fortuitement attiré par la rentabilité des petites annonces ? A l’évidence non, car Wolters Kluwer avait déjà acquis en 1989 les Editions Lamy, important éditeur juridique (autour de 500 salariés) qui publie notamment le Lamy social. Après l’achat entre temps des ASH, il s’offrait encore en 1996 le Groupe Liaisons (autour de 500 salariés aussi) qui diffuse le quotidien Liaisons sociales, Barème social périodique, Social pratique, et nombre d’autres périodiques qui n’ont rien à voir avec le secteur social, comme La tribune de l’assurance, France route, ou encore Carrosserie. On voit dès lors se dessiner une stratégie de pénétration progressive d’un ensemble composé notamment de juridique et de social au sens large (droit social et du travail et action sociale). « Le groupe Wolters Kluwer est présent dans 26 pays et réalise la moitié de son chiffre d’affaires aux Etats-Unis, tout en restant le premier éditeur des Pays-bas (11% de son CA en 2002). Il publie des livres, des journaux et revues spécialisés, des annuaires, dans les domaines juridiques et fiscaux, économiques, scientifiques, médicaux, de nombreux secteurs techniques (banque et assurance notamment), et bien sûr pour les marchés universitaires. Il publie aussi des cédéroms, gère des banques de données et pratique le e-business. Son chiffre d’affaires provient aux deux tiers de l’imprimé et, pour environ 20 %, de transactions en ligne » (Daniel Sauvaget, 2004, www.acrimed.org ) . Depuis ce changement de propriétaire, les ASH se modernisent, éditent de copieux suppléments à thèmes, un bimestriel (ASH Magazine), des ouvrages professionnels, notamment pour les étudiants, développent un site Internet de qualité… . On est de plus en plus loin de la petite entreprise familiale dirigée pendant plus de 30 ans par madame Aubin, assistante sociale. Plus récemment Wolters Kluwer (via le Groupe Liaisons) a acquis le Guide Néret des handicapés que les travailleurs sociaux connaissent bien. C’est pourquoi on reçoit très régulièrement avec l’abonnement des ASH une publicité pour le guide Néret. En recevant notre abonnement aux ASH, on trouve aussi très souvent une réclame pour le « Guide ASH de l’action sociale », guide à feuillets mobiles qui n’est pas dans la tradition des publications des ASH. Plus étonnant, ce « Guide ASH » recoupe largement le « Guide de l’intervention sociale » que les éditions ESF publient depuis 1999. Alors pourquoi cette nouvelle publication ? Les ASH se mettraient-elles en concurrence avec les éditions ESF ? Reed Elsevier Sans doute. Les éditions ESF appartiennent en effet, depuis le 1er janvier 2000 au grand concurrent de Wolters Kluwer, le groupe anglo-hollandais Reed Elsevier, premier éditeur mondial de presse professionnelle. De la même manière que Wolters Kluwer s’est appuyé sur les ASH pour pénétrer progressivement (mais assez vite) le secteur social, il semble que Reed Elsevier se soit appuyé sur les éditions ESF, autre grand nom traditionnel de l’édition dans le secteur. Elles produisent depuis 1928 nombre de livres et depuis les années cinquante des petits guides à feuillets mobiles et mise à jour trimestrielle dont le Guide familial et le Guide du travail, auxquels se sont ajoutés en 1999 le Guide de l’intervention sociale et en 2000 le Guide de la protection de l’enfance. Depuis la reprise par Reed Elsevier, les petits guides se sont multipliés : Guide des salaires, Guide des retraites, Guide des élections, etc. Le dernier en date vise la clientèle des directeurs du secteur médico-social avec un Guide du directeur d’établissement ou service social ou médico-social, une lettre bi-hebdomadaire à l’intention des mêmes, et une revue mensuelle intitulée « Direction(s) ». Le groupe Reed Elsevier édite des livres et des revues dans les domaines scientifique, médical, éducatif et juridique. En 2000, il a acheté son rival américain Harcourt General (malgré l’opposition de nombreux bibliothécaires américains). Il dispose ainsi de plus de 1500 titres de périodiques, dont plus d’un tiers de l’édition mondiale en médecine et en biologie. En plus des éditions ESF, il possède en France les éditions Prat (ouvrages de vulgarisation juridique et codes), les éditions du Jurisclasseur/Litec (un grand classique de l’information juridique), le magazine Stratégies (media, marketing), et Comundi (organisme de formation). Il organise aussi des salons comme, à Paris, le Salon nautique ou le Salon du livre. Une des filiales de Reed-Elsevier dans le domaine juridique et de presse, Lexis-Nexis (banques de données en ligne), emploie 13 000 salariés dans plus de 100 pays. Un certain nombre de revues dont nous sommes plus ou moins familiers sont également éditées par Reed Elsevier. On peut citer pour mémoire L’évolution psychiatrique, Les cahiers de la puéricultrice, Le journal de pédiatrie et de puériculture, Métiers de la petite enfance, Sociologie du travail , ainsi que Vies de famille, le mensuel des CAF. La revue Sauvegarde de l’enfance était également diffusée par Elsevier ; mais en mars 2004, la multinationale a décidé de cesser cette diffusion et, du coup, l’UNASEA a décidé de suspendre la publication de cette excellente revue née en 1946. Sur les raisons de cette disparition, peut-être momentanée, nous n’avons rien pu savoir, ni d’un côté, ni de l’autre. Editions législatives – Francis Lefebvre Face à cette pénétration des Anglais et des Hollandais sur le marché français de la documentation juridique, les Editions législatives (les Dictionnaires permanents) et Francis Lefebvre (les célèbres Mémento – social, fiscal, associations..-, documentation fiscale, avocats d’affaires) ont décidé en 1999 de s’associer pour former le premier groupe d’édition juridique français, groupe important, mais qui est loin d’avoir la puissance financière de ses deux rivaux. C’est ce groupe qui a acheté Travail social actualités (TSA-hebdo) en 2003. TSA, on se le rappelle, était très attaché à son indépendance et, sans doute en partie de ce fait, son directeur Pierre Bance, et son rédacteur en chef, Catherine Doublet, étaient quasiment les seuls à s’inquiéter publiquement des mouvements de fusion - acquisition dans le secteur de la presse professionnelle. TSA était lui-même issu d’une scission, en 1985, à l’intérieur de ce qui était alors le groupe « Liaisons sociales ». Vivendi et quelques autres Parmi les grands propriétaires de maisons d’édition et de presse spécialisée et professionnelle, on trouvait encore, il y a quelques années, Vivendi Universal Publishing (VUP) (groupe de presse de Vivendi, ex Générale des Eaux). Or, à la suite de quelques erreurs de gestion de son PDG Jean-Marie Messier, Vivendi s’est trouvé fort endetté (19 milliards d’euros) et a dû vendre son pôle édition et presse professionnelle afin de pouvoir maintenir d’autres activités (Cegetel-SFR, Canal+, Universal Music Group). L’ensemble de la presse professionnelle et spécialisée a été acheté en 2002 par trois fonds d’investissement anglo-américains associés pour l’occasion : Cinven, Carlyle et Apax. Cet ensemble se composait de cinq éléments : - Médimedia, groupe de presse médicale comprenant entre autres le Vidal, le Quotidien du médecin, les éditions Masson qui publient notamment Le journal des professionnels de l’enfance, a été revendu à peine un an plus tard, moyennant une copieuse plus-value, à l’anglais United Business Media. - Le Moniteur, groupe spécialisé dans la construction, l’architecture et l’information des collectivités locales, et qui édite La Gazette des communes à laquelle est venue s’ajouter récemment La Gazette santé-social, nouveau mensuel de notre secteur, a été revendu le 30 janvier 2004 à un autre fonds d’investissement, celui-là bien de chez nous : Sagard (appartenant à Didier Pineau-Valencienne, ex PDG de Schneider). - Le GISI (Groupe Industrie Service Info) : L’Usine nouvelle, LSA, L’Argus de l’Assurance, etc. - Le groupe Tests : leader de l’information sur les nouvelles technologies avec 01 Informatique, 01 DSI, Décision micro., L’ordinateur individuel, Micro Hebdo, etc. - Le groupe La France agricole Quant aux activités proprement éditoriales de Vivendi, qui était tout de même le deuxième éditeur français, elles ont été vendues, après un certain suspense, à 40% à Hachette (Lagardère), avec Dalloz (qui édite La revue de droit sanitaire et social), Dunod, Larousse, etc., . Précisons que Hachette était déjà le premier éditeur du pays. Les 60% restants sont revenus à Wendel (le baron Seillière, président du Medef) avec La Découverte, 10/18, Bordas, Julliard, etc. Pour compléter ce tableau édifiant, signalons l’arrivée d’un nouveau venu, les éditions Weka, premier éditeur d’informations spécialisées en Allemagne (30 sociétés d’édition et des filiales dans sept pays d’Europe dont la France) qui diffuse en ce moment dans notre secteur son Guide pratique et réglementaire des interventions et aides sociales. Les causes Ce que l’on peut constater, après ce rapide tour d’horizon, c’est qu’une part non négligeable de la littérature sociale, en y comprenant tous ses points de contact avec des autres secteurs voisins (psychologie) ou transversaux (droit), se trouve financièrement sous le contrôle de grands, voire très grands groupes. Cela peut passer par l’achat d’une publication indépendante (ASH, TSA), par des accords de fusion (Editions législatives- Francis Lefebvre) ou des changements de mains, très fréquents ces dernières années, surtout à la suite de la déconfiture de Vivendi. Une des raisons de tous ces mouvements est connue : c’est le déclin de la presse grand public confrontée à une baisse sensible des recettes publicitaires (concurrence de la télé et d’Internet) et à la prolifération des journaux gratuits. D’où un regain d’intérêt des grands groupes soucieux de rentabilité pour la presse professionnelle ou spécialisée (juridique, médicale, etc.) qui dépend beaucoup moins de la publicité et de la concurrence des « gratuits ». En outre, la presse professionnelle fonctionne par abonnement et dispose d’une clientèle stable et captive où figurent en bonne place les bibliothèques et centres de documentation. L’ensemble de ces conditions fait de la presse professionnelle et spécialisée un secteur particulièrement rentable, ce qui est très important pour ces grands groupes dont les actionnaires sont de plus en plus exigeants. Les effets Ces effets sont sensibles au niveau de la gestion et de la politique commerciale, pour se limiter à ces deux aspects. Gestion On peut facilement imaginer que les critères de gestion de ces grands groupes sont sensiblement différents de ceux d’une association qui publie une revue ou d’un éditeur indépendant. Ces derniers, même s’ils doivent évidemment assurer un certain équilibre financier, ont aussi le souci d’un contenu de qualité pour leurs publications. Pour les premiers, les critères qui les conduisent à acheter un « paquet » éditorial perdurent dans la gestion quotidienne et l’éventuelle revente de leur capital. Trois exemples : - en avril 2002, après que le fonds Cinven-Apax-Carlyle eut acheté le pôle presse professionnelle de Vivendi, le groupe Tests (qui faisait partie du lot, comme nous l’avons vu plus haut) fit l’objet d’un plan de licenciement affectant 22% des cadres et 40% des employés, soit 117 personnes (60 journalistes, 29 cadres et 28 employés) sur un effectif total de 435 salariés. - en janvier de cette année (2005), le même fonds d’investissement a dévoilé un projet de réduction des effectifs du GISI de 25% sur un total de 390 salariés ; et cela alors que l’Usine nouvelle a dégagé en 2004 un bénéfice net de 7,5%. - Dans « Le monde » du 3 juillet dernier, on apprenait qu’un quart des salariés du groupe Liaisons (dont font partie les ASH) et des éditions Lamy avaient fait grève le 1er juillet. A l’origine de ce mouvement, la décision de Wolters Kluwer de supprimer 1600 emplois dans l’ensemble de ses activités, soit 8% de la masse salariale, ainsi qu’ « une politique de gestion des ressources humaines au rabais et un mépris des représentants du personnel » (communiqué des grévistes). Le groupe Wolters Kluwer s’alarmerait de la baisse de rentabilité (de 18% à 14 ou 15%) de ses activités en France en 2003 ! Techniques commerciales Quant aux « techniques commerciales » qu’apportent ces groupes, nous commençons à en percevoir la nature : harcèlement téléphonique, publicités tapageuses (c’est nous les premiers ! c’est nous les meilleurs !), sondage sur les concurrents, etc. Plus important, et qui nous intéresse de plus près est l’usage que peuvent faire de tels groupes des banques de données en ligne. La propriété d’un nombre considérable de titres de périodiques permet à ces groupes d’offrir des services sans concurrence possible. Précurseur dans ce domaine, Reed Elsevier propose le service ScienceDirect, soit une banque de données composée des articles de 1700 périodiques en texte intégral de 1997 à nos jours. Parmi les domaines couverts figure « Psychologie, sciences humaines et sociales ».Toute les modalités de recherche documentaire sont offertes, jusqu’aux plus sophistiquées. Ce qui n’est, par contre, pas offert, c’est l’abonnement à ce service. Nous n’en connaissons pas le coût, mais des informations trouvées sur le Web indiquent que des augmentations très importantes pour l’année 2004 ont suscité en Belgique (Universités francophones de Belgique), en Italie (consortium Cilea) et aux Etat-Unis (Harvard, University of California), une vive opposition. En ce qui concerne la Belgique, Elsevier proposait une augmentation de 24% sur 3 ans tout en réduisant de 2/3 le nombre de titres accessibles. Dans le même ordre d’idées, le 14 décembre 2004, après une entrée en bourse suivie d’une hausse de 85% du cours de ses actions, Google passe un accord avec cinq grandes bibliothèques, quatre américaines et une anglaise (Oxford) pour numériser quelque 15 millions de livres. L’objectif est de mettre ces livres en ligne, en texte intégral pour ceux qui sont tombés dans le domaine public et sous forme d’extraits importants pour les autres. Le projet n’est pas encore très précisément défini, mais suscite déjà des réactions (cf. l’article de J.N. Jeanneney, directeur de la BNF, dans Le monde des 23-24 janvier 2005). L’avenir Propriétaire-diffuseur (Reed Elsevier) ou simplement diffuseur (Google), ces grandes surfaces de la presse professionnelle sont en train de modifier sensiblement l’économie de l’information et de la culture spécialisée ou générale. Certes, d’autres acteurs peuvent intervenir, comme l’a fait l’Etat en France, notamment sur Internet, en matière d’information juridique, dont il est tout de même, avec les tribunaux, le producteur exclusif. Mais pour un réseau associatif sans but lucratif comme Prisme, comment se positionner et construire une stratégie dans ce nouveau contexte ? Pour la commission Produits de Prisme Jean Pérès
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